. __Chapitre 69__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

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11 Aout 2oo9


___Il est déjà aux alentours des 16 heures et je viens tout juste de terminer la cuisine. Depuis midi que je suis dessus, il était temps! Je passe donc un rapide coup d'aspirateur dans la pièce, range un peu et m'assoie sur le canapé. A peine suis-je bien installée que la porte s'ouvre à la volée et Tom apparaît peu de temps après.


Tom : (embrassant ma joue) Hey la puce!
Moi : (souriant) Tomy... ça va?
Tom : Très bien et toi?
Moi : Bien. Alors le boulot?
Tom : Oh bah c'est bien passé, comme d'habitude. J'suis même rentré plus tôt que prévu alors comme ça.
Moi : Tant mieux, j'en ai marre d'être seule.
Tom : Oui je me doute bien.
Moi : (soupirant) Bill ne rentre pas avant 2o heures en plus...
Tom : (étonné) Pourquoi?
Moi : Trop de boulot...
Tom : Merde...


___Il semble réfléchir quelque instant et un sourire prend place peu de temps après sur son visage.


Tom : T'es pas sortie de la journée?
Moi : Comment veux-tu que je sorte? J'ai pas le permis et même si je l'avais, j'ai pas de voiture alors comme ça.
Tom : Lèves-toi, on va sortir un peu.
Moi : Non. T'es crevé, tu viens de rentrer du boulot, on va quand même pas sortir parce-que je reste enfermée!
Tom : Lucy ! Si j'te le propose c'est que j'en ai envie, ok?
Moi : T'es sur?
Tom : Oui! Allez va t'habiller!
Moi : Bien...


___Je cours donc me préparer et rejoins Tom une bonne demie-heure plus tard. Nous sortons ensuite de l'appartement et montons dans la voiture du dreadeux pour nous diriger vers le centre ville.


Moi : On va faire quoi en ville au juste?
Tom : Bill et toi? Ça fait pas un an aujourd'hui?
Moi : Euuh... si.
Tom : Et je suppose que vous n'avez rien préparés pour fêter ça?
Moi : On a pas eu le temps en même temps.
Tom : Bah voilà ce qu'on va faire en ville. On va acheter tout ce qu'il vous faut pour un bon repas, tu vas t'acheter une belle robe et... et je sais pas. (grimaçant) J'suis pas super fort pour ce genre de chose, désolé.
Moi : (souriant) T'inquiètes, on va y arriver.
Tom : Va falloir se dépêcher pour que tu sois prête avant 2o heures...
Moi : Ça va être chaud...


___Il sourit et nous arrivons quelques minutes plus tard dans un magasin de fringues. Nous prenons diverses robes ainsi que deux paires de chaussures et ressortons du magasin. Aujourd'hui, j'ai pas le temps de prendre tout mon temps... Nous nous dirigeons ensuite dans le magasin le plus proche et achetons quelques bouteilles de champagne ainsi que quelques roses et nous allons commander un repas chez le traiteur. Il est donc maintenant plus de 18 heures et nous rentrons seulement chez nous.


Moi : Putain on a moins de deux heures pour tout préparer.
Tom : Va t'habiller, je vais mettre la table.
Moi : Merci!


___J'embrasse sa joue et cours une nouvelle fois vers la salle de bain. Je retire tout mes vêtements et entre sous la douche. Je fais aussitôt couler l'eau sur ma peau et commence à me laver. Je trouve que Tom à eu une bonne idée... Parce-que franchement, nous allions rien faire de la soirée. Ou alors, regarder un vieux film romantique et direction le lit à la fin de celui-ci... comme si cette journée n'étais pas importante. Bref, une fois terminé je sors de la cabine, enroule mes cheveux dans une serviette ainsi qu'une autre autour de mon corps et commence à me maquiller rapidement. Je sèche ensuite mes longs cheveux et les lisse en vitesse. Viens ensuite le moment de m'habiller... j'enfile une des robes que j'ai achetée il y a quelques minutes ainsi que mes chaussures et sors enfin de la salle de bain pour retrouver Tom.


Moi : Tomy?
Tom : Oui?
Moi : J'ai... j'ai l'impression d'être une salope habillée comme ça...
Tom : (étonné) Pourquoi tu dis ça?!
Moi : (riant nerveusement) On vois limite mon cul
Tom : Puce...


___Il soupire et avance doucement vers moi. Ses mains se posent en douceur sur mes hanches et il plante son regard dans le mien tout en prenant la parole :


Tom : Tu t'es déjà habillée de cette façon et c'était pour aller en boite. Des centaines de personnes t'ont vues et tu n'as rien dit. Là, tu seras seule avec Bill...
Moi : Je sais...
Tom : Alors qu'est-ce qui te bloque? La robe ne te plais pas?
Moi : Bien sur que si. Mais... je sais pas. Mes seins aussi...
Tom : Qu'est-ce qu'ils ont?
Moi : On les voit trop. Du moins, j'ai l'impression qu'on vois que ça.
Tom : Mais non on ne vois pas que ça! Et te plains pas, beaucoup de filles aimeraient en avoir des comme toi...
Moi : Mmh... Pis j'ai pas mis de soutien-gorge alors ça m'gêne. (rire)
Tom : Bill sera content, ça lui fera un truc en moins à t'enlever.
Moi : (faussement choquée) Tom!
Tom : Quoi? Tu vas quand même pas me faire croire que vous allez juste manger et aller faire dodo aussitôt?
Moi : Bah si.
Tom : Menteuse! Bref, t'inquiètes pas, t'es magnifique comme ça. Il te le dira aussi.


___Je souris et le sers longuement dans mes bras. Ça fait du bien d'être rassurée de ce genre. En m'habillant de cette façon, j'ai l'impression de revenir o8 mois en arrière... Non pas que j'aime pas mes robes, bien au contraire, mais j'ai maintenant pris l'habitude d'en acheter des un peu plus longues, celles qui doivent arriver au dessus des genoux. Enfin bref...


Tom : Au fait... nickel la cuisine.
Moi : Ah... merci.


___Il embrasse ma tempe et nous nous dirigeons tout les deux vers la cuisine. Tom à déjà commencé à préparer la table. Celle-ci est recouverte d'une nappe rouge, des pétales de roses ont été soigneusement posées dessus ainsi que tout les couverts. Je le remercie du regard et place un gros vase remplis de roses rouges en bout de table... mes fleurs préférées. De l'autre côté, je pose un chandelier et, dans le moment où j'allais parler à Tom, trois coups sont donnés à la porte. Tom va donc ouvrir et il revient quelques minutes plus tard avec le repas dans les mains.


Moi : (surprise) Il est déjà 19h3o?!
Tom : Hé oui... ça passe vite avec moi. (sourire)
Moi : Ouais bah là j'avoue.
Tom : Bon bah je vais te laisser alors. Il va pas tarder je pense...
Moi : Tu vas aller où?
Tom : Chez un pote, t'en fais pas. Je repasserai demain matin.
Moi : D'accord...
Tom : Allez, passe une bonne soirée hein.
Moi : Oui. Merci pour tout, Tomy.
Tom : Pas de quoi. Ça m'a fait plaisir...


___Il pose les plats dans la cuisine et nous nous dirigeons vers la porte.


Tom : Ah... et stresse pas, t'es magnifique comme ça.


___Je souris une nouvelle fois et il descend les escaliers. Je rentre donc une nouvelle fois dans l'appartement, m'assoie sur le canapé et envoie un sms à Bill.


A Mon Amour <3 :
Bébé tu rentres quand?!

De Mon Amour <3 :
J'arrive mon amour, j'suis sur la route.

A Mon Amour <3 :
D'accord, à tout d'suite.

De Mon Amour <3 :
Oui. Je t'aime (l)


___Je pose mon portable sur la table basse et retourne dans la cuisine. Je dépose une bouteille de champagne sur la table et l'attend patiemment... C'est seulement au bout de quelques minutes que j'entends la porte s'ouvrir et Bill apparaît quelques secondes plus tard, plus magnifique que jamais. Il n'avais donc pas oublié... Il approche doucement de moi, un sourire aux lèvres et m'embrasse aussitôt.


Bill : Putain t'es magnifique Lucy!
Moi : Et toi dont? J'croyais que t'avais zappé moi...
Bill : T'es cinglée ... comment oublier un jour pareil?
Moi : (riant) Je sais pas...


___Il embrasse une nouvelle fois mes lèvres et admire ensuite la pièce. Ses yeux s'illuminent encore plus lorsqu'ils voit la cuisine complètement terminée et la table seulement préparée pour nous deux.


Bill : (surpris) Putain la table... elle est magnifique!
Moi : Tu remercieras ton frère, il y est en parti pour quelque chose.
Bill : Et il est où là?
Moi : Chez un pote... on a donc la soirée pour nous tout seul.


___Il sourit à l'entente de ma phrase et se jette directement sur mes lèvres. Mais, ayant entendu un bruit provenant de la salle de bain, je le repousse doucement. Il fait celui qui n'a pas entendu et se rapproche à nouveau de moi.


Moi : Bill... y'a quelqu'un dans la salle de bain.
Bill : Mais non!
Moi : J'te dis que j'ai entendu quelque chose.
Bill : Bon... bah allons voir dans ce cas...


___Il attrape ma main et nous nous dirigeons tout les deux vers la salle de bain. Il ouvre alors la porte et, moi qui m'attendais à voir une personne, je fais face à deux magnifiques petits chiots. Un chihuahua et un Yorkshire Terrier. Le petit blanc cours d'ailleurs jusqu'à moi et je le porte en riant. Putain... depuis le temps que j'en voulais un! Je porte ensuite mon attention sur le chiot noir, qui s'est caché dans le bain. Un peureux...


Bill : Ils te plaisent?
Moi : Haan bien sur que oui! Putain ils sont magnifiques!
Bill : J'avoue...
Moi : Merci merci merciiii !
Bill : (riant) Faut leurs trouver un nom maintenant...
Moi : Mmh...


___Nous allons nous assoir sur le lit dans notre chambre, toujours les chiots contre moi, tandis que je tente de chercher des prénoms...


Moi : Déjà, elle je l'appelle Câline! (sourire)
Bill : Pourquoi?
Moi : Parce-qu'elle aime les câlins.
Bill : D'accord... et l'autre?
Moi : Mmh... Nala... on dirait une tigresse.


___Il explose de rire suite à ma phrase et je ne tarde pas à le joindre dans son délire. Je dépose ensuite Nala sur ses genoux et pars chercher trois boites enroulées de papiers-cadeaux.... Ce sont ses cadeaux, cadeaux que j'ai eu énormément de mal à cacher mais finalement, il n'aura rien vu. Je le laisse donc les ouvrir * * * et, lorsqu'il à terminé, je m'assoie sur ses genoux et entre-croise ses doigts aux miens tout en prenant la parole :


Moi : Ils te plaisent?
Bill : Énormément.
Moi : (riant) Tu sais pourquoi j'ai choisi ça?
Bill : Non?
Moi : Le i-pod et le lecteur DVD portable t'occuperons quand on fera des longs trajets en train et tu pourras ainsi me laisser dormir et l'appareil photo parce-que tu m'énerves à jamais nous prendre en photo.
Bill : (riant) Waahou !
Moi : En plus! Je t'ai pris l'imprimante. Comme ça, quand tu feras des photos, tu me diras plus que t'as pas le temps de les faire développer en magasin!
Bill : Commençons à en prendre maintenant dans ce cas. Un an, ça ce fête.


___Il insère les piles à l'intérieur de l'appareil et commence alors à me mitrailler de photos. Je le laisse faire pendant quelques minutes et le stop, lui prétextant que j'en veux de nous. Ses lèvres se posent alors sur les miennes et nous voilà partis dans un baiser langoureux tout en nous photographiant.

[ ... ]

___Nous sommes maintenant passés au repas. Nala confortablement installée sur mes genoux, je porte mon verre de champagne à mes lèvres tout en observant Câline qui dors paisiblement. Il a vraiment eu une bonne idée de m'acheter ces chiens... Je me sentirais moins seule quand ils seront tous au boulot...


Bill : Tu penses à quoi?
Moi : A nous
Bill : A nous?
Moi : Oui, je me dis que j'ai du changer énormément pour en arriver là avec toi...
Bill : Surtout qu'au départ, ce n'était qu'un pari. Ou du moins, je n'étais qu'un pari.
Moi : J'avoue...
Bill : Mais j'peux te confirmer que tu as vraiment changée. Et murie surtout. Avant, tu étais un peu une gamine...
Moi : Oui...
Bill : Enfin bon, c'est comme ça que j'ai flashé sur toi n'empêche


___Je souris et repense alors à leurs arrivée chez moi et tout les autres moments passés ensemble. Les plans pour virer Anna, mes rapprochements avec Bill, mes disputes aussi, nos sorties à la plages... Il s'en est passé des choses en un an...


Moi : Dis-moi franchement... tu croyais vraiment aller si loin avec moi?
Bill : Oui. Je te voyais changer de jour en jour...
Moi : Moi je ne le croyais pas pour être franche... J'ai cru que tu finirais par me lâcher à cause de mes prises de têtes, de faire la peste...
Bill : Je t'aimais trop pour te lâcher pour ça...
Moi : Tu m'aimais?
Bill : (souriant) Je t'aime toujours, roh !
Moi : (riant) Je préfère ça...


___Il rit et nous terminons de manger en silence... Nous sommes maintenant tout les deux dans notre chambre, moi allongée sur le lit tandis que Bill est assis près de moi et occupé à envoyer des messages à son frère... Je soupire pour la énième fois, ce qui le fait d'ailleurs sourire, et porte mon attention sur mes ongles. Je les regarde pendant quelques secondes jusqu'à ce que le quatrième cadeau de Bill me revienne en tête. Ça fait d'ailleurs plusieurs jours, voir même plusieurs mois que j'y pense et je pense avoir pris ma décision. Il y a onze mois à peine, il m'en parlais déjà mais je n'ai pas voulu en parler avec lui, prétextant être trop tôt pour y penser. Mais aujourd'hui, je le veux réellement et je pense que ça lui fera extrêmement plaisir... Après tout, c'est le plus beau cadeau pour un couple. Un cadeau unique. Magnifique. Magique... Je souris comme une idiote en imaginant la façon dont je vais lui dire jusqu'à ce que le corps de Bill vienne délicatement s'installer sur le mien.


Bill : A nous deux maintenant.
Moi : Il est peut-être temps.
Bill : (souriant) Chut femme. C'est moi qui commande ici.
Moi : Tu craques complètement mon pauvre chéri
Bill : J'vais devoir te punir !
Moi : Han oui, punie-moi


___Il sourit et viens doucement mordiller ma lèvre inférieure. Mes bras s'enroulent autour de son cou tandis que ma bouche s'entrouvre légèrement. Sa langue caresse timidement la mienne dans un baiser rempli de douceur. D'amour aussi? Sa main se pose délicatement sur ma cuisse et monte doucement jusqu'à mes fesses, remontant lentement ma robe.


Bill : Ça m'embête un peu de te l'enlever, t'étais tellement magnifique dedans...


___Je souris et sens maintenant ses lèvres glisser dans mon cou tandis qu'il s'affaire à enlever ma robe. Sa langue claque contre ma gorge alors que le bruit de mon vêtement glissant sur le sol se fait entendre. Les bruits de succion résonne dans la chambre silencieuse et, une fois qu'il a terminé son ½uvre, il se redresse et souris en voyant la marque qu'il a laissé sur ma peau. Une preuve que je suis à lui et que je lui appartient quoi qu'il arrive. Il retire seul son tee-shirt ainsi que son jean et viens se replacer au dessus de moi. Ses lèvres mouillées viennent se poser sur ma poitrine, embrasse et lèche mes tétons, et descend doucement sur mon corps. Sa langue passe de mes seins jusqu'à ventre pour finir jusqu'à mon entre-jambe. Sa bouche se pose à l'intérieur de mes cuisses et, sans que je m'en rende compte, un gémissement franchi la barrière de mes lèvres. Il sourit et écarte davantage mes jambes avant de poser sa langue sur mon sexe.


Moi : Haan arrête Bill... c'est sa... sale!
Bill : C'est pas sale, c'est toi.


___Et sans que ne puisse rajouter quelque chose, il donne des coups de langue autour de ma vulve. Je ferme les yeux et laisse le plaisir m'envahir. Première fois qu'il me fait une telle chose et j'ai l'impression qu'il a fait toute sa vie. Il écarte ensuite mes grandes lèvres de ses pouces pour enfin faire entrer sa langue en moi, ce qui me fais littéralement crier. Sentir sa langue piercé entrer et sortir de mon endroit le plus intime, il n'y a rien de plus excitant. La chambre étant silencieuse quelques minutes avant est devenue extrêmement bruyante à cause de mes nombreux gémissements. Heureusement que nous sommes seuls dans l'appartement ce soir... Mon clitoris roule sous sa langue, je ne retient plus mes gémissements et, voyant l'orgasme arriver, il arrête tout mouvement et remonte jusqu'à mon visage pour m'embrasser. Nos langues se caressent alors timidement puis sensuellement. Mais rien de brutal. Je profite donc de ce moment pour baisser le boxer de mon amour, dévoilant ainsi sa virilité bien dressée. Il le jette dans la pièce à l'aide de ses jambes et s'installe correctement.


Moi : Bébé... Ça fait un petit moment que j'ai arrêté la pilule.
Bill : Oh... je vais mettre un préserva-
Moi : (le coupant) Non !
Bill : Euuh...
Moi : Je... j'veux un bébé.
Bill : Q-Quoi?
Moi : (riant) Je veux un enfant... de toi.


___Il me regarde avec des grands yeux et pose une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes. Nos langues se trouvent automatiquement et s'en suit un baiser mouillé par les larmes de mon brun. Je lui donne un léger coup de bassin pour lui montrer mon impatience et écarte davantage les jambes. Il relève donc légèrement le visage et entre doucement en moi, comme pour ne pas me faire mal. Il fais le chemin inverse peu de temps après et les coups de reins commencent. Il commence par des lents mouvements et accélère assez vite sous mes plaintes. Ses mains sont agrippées à mes hanches et je l'entend gémir... Nos corps se frottent, nos gémissements ne font qu'un dans la pièce, la température monte. Je ne peux même plus garder les yeux ouverts tellement le plaisir m'envahit. Les vas et viens s'intensifient et je sens que Bill ne va pas tarder à venir. Il donne alors un dernier coups de reins plus puissants que les autres et se déverse totalement en moi, hurlant mon prénom. A bout de souffle et surtout épuisé, il retombe lourdement sur moi. Mes mains se posent sur son dos en sueur, que je caresse délicatement et surtout amoureusement, tout en lui soufflant des mots doux à l'oreille. Nous restons dans cette position pendant de longues minutes, l'un sur l'autre... et l'un dans l'autre. Puis il se retire, nous faisons gémir tout les deux une dernière fois avant de se poser à mes côtés. Il m'invite à me blottir dans ses bras, chose que je fait, et je me retrouve bien vite collée contre son torse collant.


Bill : Mon c½ur je... tu veux vraiment être enceinte ou c'était juste sur un coup de tête?
Moi : Bien sur que le veux.
Bill : Mais y'a encore 5 mois, tu voulais pas en entendre parler. Je ne comprend pas du tout là.
Moi : C'était encore trop tôt pour aborder le sujet, c'est tout
Bill : Et je peux savoir ce qui t'as fais changer d'avis?
Moi : J'ai simplement envie de construire une famille et de faire ma vie à tes côtés.


___Et surtout parce-que je l'aime à en perdre la tête...

# Posté le samedi 07 novembre 2009 06:51

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 16:45

. __Chapitre 7o__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

. __Chapitre 7o__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
12 Aout 2oo9


___Il est un peu plus de onze heures lorsque le réveil de mon portable se met à sonner. Je m'assoie sur le lit, frotte doucement mes yeux encore endormis et me lève. J'ouvre alors les volets de la chambre et me dirige aussitôt vers la salle à manger. Un mot est d'ailleurs soigneusement posé sur la table.


Mon ange, j'ai mis les chiens dans la salle de bain
pour pas qu'ils te réveillent.
Je rentre ce midi.
Je t'aime ♥
Bill.


Ahah, là c'est Tom =P
Alooooors c'était comment cette nuit?!
Bill veux rien me dire et ça me stresse !
Tu me racontes tout à 11h3o hein ?!
Bisous ma puce
Tom.


___Je souris en lisant ces mots et me dirige aussitôt vers la salle de bain. Bill est toujours aussi protecteur et mignon avec moi, et Tom toujours aussi curieux. Mais bon, je lui pardonne, c'est dans sa nature. J'ouvre la porte et laisse mes deux magnifiques chiots sortir de la pièce. Je les prend ensuite contre moi, les embrasse et m'installe devant la télé. Des émissions toutes plus nulles les unes que les autres passent ainsi que des dessins animés. Rien de bien super quoi... J'enfile donc un peignoir et sors de l'appartement avec mes deux chiens. Je vais les mettre un peu dehors en attendant Tom, ça me passera le temps. Et c'est seulement au bout d'un quart d'heure que je vois la voiture de Tom arriver. Il se gare sur le parking et viens aussitôt vers moi.


Tom : Hey la puce!
Moi : Tomy !


___Je me réfugie dans ses bras en essayant de ne pas écraser les chiots.


Tom : Qu'est-ce que tu fais dehors habillée comme ça? Tu vas attraper froid !
Moi : Mais non, t'inquiètes pas.
Tom : Si justement. Tu sais autant que moi que tu tombes malades tout le temps.
Moi : Chut tu m'énerves.
Tom : Tu m'attendais?
Moi : Non non, j'attendais le voisin.
Tom : Gogol.
Moi : Bien sur que oui, je t'attendais.


___Il embrasse plusieurs fois ma tempe avant que je ne me détache de lui.


Tom : (étonné) A qui sont ces chiens?
Moi : (souriant) A moi.
Tom : A toi? ...
Moi : Oui. Bill me les a achetés.
Tom : Ils sont trop mignons!
Moi : Oui.
Tom : C'est bizarre, je ne les ai pas vus ce matin...
Moi : Il les avait enfermés dans la salle de bain pour pas qu'ils viennent me réveiller.
Tom : Ah d'accord !
Moi : Tu ne l'as pas vu sur le mot? Il l'a pourtant dit.
Tom : Je n'ai pas lu ce qu'il a écrit. Ça ne me regarde pas. J'ai juste aperçu le « Je t'aime » .
Moi : Ah


___Je souris et passe mon bras autour de sa taille. Il dépose un baiser sur mon crane et nous retournons dans l'appartement. Une fois la porte fermée, je dépose les chiots par terre et me dirige vers la cuisine.


Tom : On mange quoi ?
Moi : Je sais pas quoi faire justement...
Tom : Des spaghettis ! J'en ai trop envie en ce moment.
Moi : D'accord.


___Je commence donc à les faire tandis que Tom prépare la table. Ce qui est bien avec lui, c'est qu'il ne me laissera jamais tout faire. Si je prépare à manger, obligatoirement, il mettra la table. Alors qu'avec Bill, il faut toujours que je lui demande, ça ne viendra pas de lui-même. Comme à mon habitude, je le remercie et il prend la parole :


Tom : Tu m'as toujours pas raconté la soirée...
Moi : (riant) Tu veux que j'te fasse un dessin?
Tom : Vous avez fait que baiser?!
Moi : Chut.
Tom : Bande de drogués !
Moi : (riant) Et c'est toi qui dis ça?
Tom : Ouais mais moi c'est pas pareil.
Moi : Mouais. Te cherche pas d'excuses.
Tom : Non mais t'es une droguée de sexe, c'est tout. Avoue-le au moins.
Moi : Faut dire qu'avec ton frère tu peux qu'être accro hein.
Tom : Geeeenre !
Moi : Bah c'est vrai. Tu verrais à quel point il est doué. Tu voudras que j'te le prête un de ces jours?
Tom : Ça va pas la tête?!
Moi : Non mais on sais jamais. Tu atteins vite le septième ciel avec lui.
Tom : Ouais chut.
Moi : (riant) Jaloux?
Tom : Pas du tout. Je sais que j'suis meilleur que lui.
Moi : Parle pas si vite...


___Il me lance un torchon en riant et termine de préparer la table.


Tom : A quelle heure rentre Bill?
Moi : Il va arriver d'une minute à l'autre.
Tom : Ah d'accord.
Moi : D'ailleurs, dès qu'il met un pied dans l'appart, je lui saute dessus et lui fais l'amour devant toi.
Tom : Euuuh... ouais. Non. J'veux pas.
Moi : Bah j'te prouverai qu'il est bon au pieu au moins. Tu veux pas le croire alors je vais te le montrer.
Tom : Voir mon frère baiser devant moi? Non merci.
Moi : Avoue t'es amoureux de lui. (rires)
Tom : (désespéré) Trop.


___Je souris et termine de faire à manger. C'est seulement quelques minutes plus tard que la porte s'ouvre et que je vois Bill apparaître. Je lui saute dessus et enroule mes jambes autour de ses hanches tout en prenant la parole.


Moi : Fais moi l'amour tout de suite.
Bill : T'en a pas assez eu hier?
Moi : (riant) Allez s'te plait.
Bill : (regardant Tom) Qu'est-ce qui lui prend?
Tom : Je sais pas. Elle m'a sautée dessus à moi aussi.
Moi : (riant) Non c'est pas vrai ! Il veux juste pas avouer ce qu'il a dit sur toi. Ou plutôt, ce qu'il a insinué
Bill : C'est à dire?
Moi : Que t'es nul au lit. Alors je veux lui montrer le contraire.
Bill : Gogol. Au pire on se filmera sous les couettes et on lui enverra. Tu verras, il va moins rigoler.
Moi : Ouais. Il sera tellement excité qu'il va venir nous voir la nuit pour faire une partouze.
Tom : Plutôt se branler hein.
Bill : C'est c'que tu dis ça.
Tom : Bon tais-toi. Chut. Et re-chut !
Bill : Et voilà, on l'a vexé.
Moi : Ouais. Bon et toi, embrasse-moi.


___Il souris et scelle ses lèvres aux miennes. Il les embrasse plusieurs fois de suite avant de me reposer à terre et d'aller embêter son frère en allant s'assoir sur lui. J'arrête donc les spaghettis et les sert à table.


Bill : (riant) Il a bien bossé le p'tit Tomy?
Tom : Et le p'tit Billou, il bien baisé hier?
Bill : Tu peux pas savoir le pied d'enfer que j'ai pris.
Tom : Cool pour toi.
Bill : Ça fait combien de temps que t'as pas couchée avec une nana déjà? Un mois? T'as pas de chance mon pauvre frère...
Tom : (le poussant) Conard !
Bill : Et comptes pas sur moi pour te prêter Lucy. Elle est à moi.
Tom : Ouais j'ai cru remarqué. Vu tout les suçons que tu lui as fais.


___J'entends Bill rire suite à la remarque de son frère et il viens s'assoir à mes côtés. Sa main se pose sur ma cuisse alors que l'autre se saisie de la fourchette.


Bill : (la bouche pleine) C'est chuper bon mon ch'bébé.
Moi : Ouais fin... c'est des spaghettis quoi.
Bill : Pourquoi tu me casses quand j'te dis des gentillesses?
Moi : Parce-que je veux que tu me punisses à ta manière ce soir. Tu sais si bien le faire...
Tom : Je suis là hein !
Moi : Et?
Tom : Bah si vous pouviez éviter de parler de vos ébats sexuels devant moi, ça m'arrangerai.
Moi : Fais pas genre t'es gêné mon chou.
Tom : Arrête ou j'te sautes dessus.
Moi : C'est ton frère qui va pas être content.
Bill : Je confirme.


___Je souris et nous continuons de manger comme d'habitude, dans la bonne humeur.


Bill : Ohh on va faire une sieste tout à l'heure?
Moi : Euuuuuh... et ton boulot?
Bill : Je travaille pas. J'ai pris mon aprem.
Moi : Ah d'accord. Ouais donc on ira au lit
Tom : Supeeeer ! Ça va bien sentir le fauve quand je vais rentrer.
Bill : Pourquoi ?
Tom : Parce-que je sens que vous allez baiser toute l'après-midi.
Bill : Ouais, dans toutes les pièces si tu veux savoir.
Moi : Même ta chambre.
Tom : N'essayez même pas !
Moi : On rigooooole !
Tom : Mouais ... j'me méfie quand même.
Moi : Bref, et toi, pourquoi t'as pris ton aprem ?
Bill : Bah pour être avec toi. Quelle question.
Moi : Non mais je sais pas. T'avais peut-être un truc de prévu...
Bill : Pas spécialement.
Moi : Cool.
Bill : Fin... sauf que... bah j'ai invité Gus' et Georg.
Moi : Pourquoi tu me demandes de dormir cette aprem alors?
Bill : Entre une heure et trois heures, on a un peu de temps hein.
Moi : Mh... je pense pas. Faut que tu ailles acheter quelques trucs alors, parce-que le frigo est vide.
Bill : Bah tu viendras avec moi.
Moi : Tu peux pas te démerder tout seul?
Bill : Non. J'suis nul.
Moi : Oui, je vois ça...


___Il pince ma cuisse en riant et nous terminons de manger. Une fois les assiettes vides, les garçons débarrassent et je pars m'habiller. J'en ressors quelques minutes plus tard et je me dirige dans la chambre pour commencer à faire le lit.


Bill : (entrant dans la chambre) Bébé, tu sais pas ou j'ai mis ma veste en cuir?
Moi : Laquelle? T'en a une centaine...
Bill : Celle qui a un genre usée. Je la met tout le temps.
Moi : Bah elle est pendue dans l'armoire, cherche mieux.
Bill : Je ne la trouve vraiment pas !
Moi : T'es vraiment qu'un bon à rien aujourd'hui !


___Il pouffe de rire suite à ma phrase et je me dirige vers l'armoire. Je fouille un peu dans ses fringues et, même pas une minutes après, je la trouve. Je lui pose sur le bureau en soupirant et retourne faire le lit. Sauf que, Monsieur ne semble pas de mon avis et se rapproche de moi afin de poser ses mains sur mes hanches.


Bill : Faut que je m'achète des yeux je crois
Moi : Oui je crois. Et surtout que tu apprennes où tu ranges tes affaires.
Bill : Sauf que là, c'est toi qui l'a rangé.
Moi : Normal, tu ne le fais jamais.
Bill : Faut juste me laisser le temps. C'est tout nouveau pour moi...
Moi : Et moi alors? N'oublie pas que chez moi, y'avais une femme de ménage hein ! Je ne faisais strictement rien !
Bill : Je sais puce... j'vais faire un effort.
Moi : J'espère, j'ai pas envie de tout faire toute seule. Heureusement que Tom m'aide hein ...
Bill : C'est un autre reproche?
Moi : Oui. Parce-que si j'te demande pas de débarrasser la table ou de la nettoyer, tu ne le fais pas. Ton frère, si.
Bill : Je savais pas...
Moi : Tu m'avais promis de pas me laisser tout faire toute seule...
Bill : Je sais... je vais faire des efforts, d'accord?
Moi : Oui... dis, j'peux te montrer toute les robes que j'ai achetées hier ?
Bill : Bien sur.


___Il souris et je les sors toutes de l'armoire pour les étaler sur le lit. Il les regarde une par une et prend alors la parole :


Bill : La bleue est super jolie.
Moi : Oui. Je dois t'avouer que j'ai hésité à la mettre hier.
Bill : Celle-ci est pas mal non plus.
Moi : Oui... mais v'la le décolletée.
Bill : Arf... j'avoue. Mais elle t'aurais été magnifique dedans.
Moi : T'aurais préféré que je mette celle-ci ?
Bill : Non. T'inquiètes pas pour ça..
Moi : Je voulais mettre celle-là aussi mais j'ai laissé tomber. Je met trop souvent du noir...
Bill : Oh...
Moi : Mais alors cette robe là je vois même pas pourquoi je l'ai achetée! Elle est pas terrible je trouve...
Bill : Ah bon ? Moi je la trouve sympa. Ça change un peu...
Moi : Ouais j'avoue.. faut juste que je m'y habitue en fait.
Bill : Et si tu ne t'y habitue pas ?
Moi : Ben je la mettrai jamais et elle restera dans la fond de l'armoire.


___Je pouffe de rire, range toute les robes dans l'armoire et retourne près de lui avant qu'il ne m'allonge doucement sur le lit. Son corps viens se poser sur le mien et il fourre son visage dans mon cou tout en jouant avec une mèche de mes cheveux.


Bill : Puce ?
Moi : Mmh?
Bill : Tu crois que... que t'es enceinte ?
Moi : (riant) Je sais pas.
Bill : Pourquoi tu ris?
Moi : On dirais que tu es impatient de savoir...
Bill : Bien sur que oui. Ça fait un bout de temps que j'en rêve et... et voilà quoi.
Moi : Sois pas si pressé va.
Bill : Pourquoi? T'en veux pu?
Moi : Si. Mais c'est du boulot d'avoir un enfant. Je sais pas si tu te rends compte...
Bill : Bien sur que si.
Moi : Et c'est pas le tout d'le vouloir, faudra s'en occuper après.
Bill : Je sais.
Moi : Ça va changer notre vie tu sais. Fini les semaines en amoureux...
Bill : Non. Y'aura Tom pour le garder.
Moi : D'ailleurs en parlant de lui, comment il va le prendre quand on lui dira ?
Bill : Aucune idée...
Moi : On verra ça à la fin du mois. Et si y'a rien, faudra recommencer
Bill : Pas de soucis, j'suis endurant.


___Je rit à sa remarque et il relève enfin le visage vers moi. Ses dents viennent doucement mordiller ma lèvre inférieure tout en posant ses mains sur mes joues. Son habitude depuis quelques semaines déjà...


Tom : (entrant dans la chambre) J'y vais hein.
Bill : Tu rentres à quelle heure?
Tom : 17 heures 30
Bill : Tu peux pas revenir avant ?
Tom : Je sais pas. Faut voir.
Bill : Mmh. Tu nous préviens si tu rentres avant ?
Tom : Oui. Je vous appellerai.
Bill : D'accord. Bosse bien.
Tom : Merci.


___Il vient nous embrasser le front à tout les deux et il pars. Quand à Bill, il enfouie à nouveau son visage dans mon cou, caresse ma joue et nous nous endormons peu à peu. C'est seulement lorsque je me souviens que nous devons aller faire des courses que je secoue un peu mon brun. Il grogne mais ne tarde pas à ouvrir les yeux.


Moi : On dois aller faire les courses bébé.
Bill : Ah oui, c'est vrai. Fais chier.
Moi : Bah reste au lit, j'y vais.
Bill : T'es folle toi. Je viens.


___Je ne répond pas et nous nous levons. A quoi bon l'empêcher? Je lui ai dis qu'il fallait qu'il fasse des efforts alors bon... Je pars mettre mes chaussures et ma veste et une fois prêts, nous sortons de l'appartement. Nous montons ensuite dans la voiture de Bill et partons pour le centre-commercial.


Bill : Les chiens ne t'ont pas réveillés ce matin ?
Moi : Non.
Bill : Tant mieux... j'ai fait un peu de bordel dans la chambre, j'ai bien cru que j'allais te réveiller.
Moi : Ah... bah non. Tu faisais quoi?
Bill : Je cherchais mon portable. J'le trouvais pu.
Moi : T'es désespérant.
Bill : Je sais.


___Il souris et pose sa main sur ma cuisse. Nous arrivons ensuite au supermarché et commençons à faire les courses.


Bill : Il faut quoi ?
Moi : Bah un peu de tout...
Bill : Ok. On en a pour plus d'une heure là.
Moi : Ouais bah tant pis, faut bien s'nourrir.
Bill : Ouais. J'vais engager quelqu'un pour aller faire les courses tiens.
Moi : N'importe quoi.
Bill : Bah si. Surtout quand tu seras enceinte.
Moi : Non, tu iras.
Bill : Pas drôle toi.
Moi : Si très.


___Il rit et passe son bras autour de ma taille tout en poussant son caddie. Caddie qui se remplie bien vite et pas de ce qu'il nous faut le plus d'ailleurs.


Moi : (riant) Bébé, on prend n'importe quoi là.
Bill : Mais non, c'est pas n'importe quoi... (regardant une nouvelle fois le caddie) Fin presque...
Moi : On sais même pas faire les courses, la honte.
Bill : On y a pas été habitués en même temps.
Moi : J'avoue. (cachant mon visage dans mes mains) Je sais même pas ce qu'il faut prendre pour faire le ménage.
Bill : Moi je sais un peu. J'allais quand même faire les courses avec ma mère.
Moi : Cool, tu vas m'aider alors.
Bill : Bien sur.


___Nous nous dirigeons donc vers le rayon des produits ménagers et le calvaire pour moi commence...

[ ... ]

___Il est maintenant 15 heures et nous rentrons tout juste chez nous. Et bien évidemment, Georg et Gustav sont déjà là, à nous attendre sur le parking. Ils nous aident donc à décharger les nombreux sacs et nous nous posons enfin dans l'appartement. Et, pendant que Bill rangent les affaires avec Georg, je m'installe sur le canapé avec Gustav.


Gustav : Bonjouuuuuuuuuur les amoureux.
Moi : Salut mon Gus'
Gustav : Comment vous allez bien ?
Moi : Bah... bien. Et toi ?
Gustav : Nickel. Je suis content de vous revoir.
Moi : Moi aussi. Fin, (désignant Bill) nous aussi.
Gustav : Noooon ! Bill qui range les courses ! J'hallucine !
Moi : Moi aussi...
Bill : Chut, faut que j'fasse des efforts.
Moi : Ouais d'ailleurs, tu devrais pas l'aider Georg !
Georg : J'étais en train de me demander ce qu'il me prenait de l'aider en fait. J'vais le regarder, ce sera plus amusant.
Bill : (surpris) Tu vas pas faire ça ?!
Georg : Bien sur que si. Tu sais, c'est pour toute les fois ou tu nous laissais toujours tout ranger quand nous on travaillait.
Bill : Mais j'étais gamin !
Georg : Mh... ça date de... 8 mois?
Bill : Non ! Plus !
Georg : Bon 9 mois alors ! Mais pas plus.
Bill : Pff ! Enfoiré !


___Georg s'assoie donc sur une chaise dans la cuisine et regarde Bill ranger. Je souris devant la scène et me décide finalement à aller l'aider.


Georg : Et Tom, il devient quoi ?
Bill : La même chose qu'il y a une semaine.
Georg : D'accord. Il rentre à quelle heure ? J'ai envie de le faire chier tiens.
Bill : Mmh... normalement 17h30, mais il va essayer de revenir avant.
Gustav : Oh ! Et vous savez qu'on est tous invités à l'anniversaire de Karl, samedi ?
Bill : Et on est seulement au courant ?
Georg : Il ne voulais pas le faire au début pis bon... on a réussi à le convaincre.
Moi : Et il va avoir quel age ?
Gustav : 2o ans.
Moi : Putain je suis vraiment la plus jeune quoi !
Bill : Et alors? Tu t'en fou...
Moi : Mmh...
Georg : N'empêche, y'a tout les anniversaires qui arrivent en même temps. Karl c'est samedi, le 23 c'est celui de Lucy, ensuite toi et Tom c'est le 1er septembre et Gus' le o8 !
Gustav : Ouais. D'ailleurs Lucy, tu fais quoi pour tes 18 ans ?
Moi : Surement rien.
Bill : T'es folle ?! C'est 18 ans que tu vas avoir là, pas 17 !
Moi : Et alors? On va pas en faire une fête pour ça. C'est pas un mariage non plus.
Bill : Lucy s'il te plait...
Moi : J'ai pas envie de passer une soirée à être le centre du monde. J'y suis assez comme ça !
Bill : Mais on sera qu'entre nous ! Juste nous et ta famille ! C'est pas la mort !
Moi : (soupirant) Tu me fais chier.
Bill : Haaan merci ! On va bien s'amuser, tu verras.
Moi : (murmurant) J'ai pas dis oui, mais tant pis...


___Seul Gustav entend ma phrase et il me lance un p'tit sourire rassurant. J'ai vraiment pas envie de le faire, mais j'ai pas non plus envie de refuser quelque chose à Bill...

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 11:27

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 16:50

. __Chapitre 71__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

. __Chapitre 71__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
___Assise sur le fauteuil, mon chihuhua sur mes genoux, je le caresse, n'écoutant les garçons que d'une oreille. Pas que leur conversation ne me plaise pas, juste que je n'y comprend rien. Les voitures c'est pas du tout mon truc et c'est surement pas demain que j'y comprendrai quelque chose...


Bill : Puce tu en penses quoi ?
Moi : De quoi ?
Bill : T'as rien écouté encore ?
Moi : Pas vraiment...
Gustav : Bill veux acheter une nouvelle voiture, mais plus petite pour t'apprendre à conduire.
Moi : M'apprendre à conduire ?
Georg : Ouais. Genre dans les bois et tout.
Moi : Qui t'as dis que je voulais passer le permis ?
Bill : Personne. Mais t'as l'age et j'pense que
Moi : Ouais bah non. Je ne veux pas.
Bill : Mais pourquoi ?
Moi : Parce-que je veux pas, c'est tout. Et je ne changerai pas d'avis pour l'instant.
Georg : Tu as l'age de le passer Lucy !
Moi : P'tête que j'ai l'age mais moi j'me sens pas prête, ok ? (regardant Bill) Pis toi arrête de tout choisir à ma place !
Bill : Je croyais bien faire !
Moi : Tu pensais bien faire ? Comment croyais-tu que ça allait me faire plaisir ? Je n'en ai jamais parlé !
Bill : Bah justement, je croyais que tu n'osais pas aborder le sujet.
Moi : Je ne suis pas ce genre de fille ! Si j'ai quelque chose à dire, je le dis !
Bill : Désolé...
Moi : Tu m'énerves j'te jure...


___Il soupire et reprend sa conversation avec les deux G's. A quoi me servirait-il de passer le permis ? Le lycée est à quelques minutes d'ici, Tom m'emmène très souvent au centre-ville et lors des longs trajets, je prend le train. Et puis, il ne peux pas tout avoir. Je ne peux pas être enceinte et passer le permis en même temps. Du moins, moi je ne peux pas. Je n'aurais pas la force... Je me remet donc à caresser mon chien pendant de très longues minutes jusqu'à ce que j'entende la porte s'ouvrir. Je souris rien qu'en entendant Tom taquiner Georg du couloir et il arrive près de nous. Il sers la main aux gars et s'assoie à côté de moi. Ses lèvres se posent alors sur ma joue et il se baisse pour attraper mon deuxième chien à ses pieds.


Georg : C'est à cette heure là que tu rentres toi ?
Tom : Je bosse moi, je glande pas chez papa / maman !
Georg : Moi aussi je bosse. Du moins, pendant les cours.
Tom : Ouais fin... ça reste à voir.
Georg : Ma moyenne te suffit pas ?
Tom : Non. C'est facile de regarder la copie du voisin pendant les contrôles.
Georg : (riant) Enfoiré !
Gustav : T'es au courant pour la fête de Karl ou pas ?
Tom : Euuuuh... non.
Gustav : Il fête ses 2o ans chez lui, donc vous êtes invités.
Tom : Coooool !
Georg : Et vous, pour votre anniversaire, vous faite quoi?
Bill : Je sais pas...
Tom : P'tête rien...
Moi : Moi je dis que vous devriez faire quelque chose. 2o ans, c'est l'age ou tu entres vraiment dans la vie adulte...
Bill : (riant) Elle se venge elle ! Tout ça parce-que je veux qu'elle fasse une fête pour ses 18 ans !
Moi : Pas du tout.


___Je soupire, croise mes bras autour de ma poitrine et fixe la télé. Bon ok, j'ai juste fait ça par pure vengeance, mais je le pense un peu aussi... Sans que je m'en rende compte, Bill s'installe sur mes genoux. Ses mains se posent se posent sur mes hanches alors que son front se colle au mien.


Bill : Tu me fais la tête ?
Moi : Non.
Bill : Sur ?
Moi : Oui.
Bill : C'est pas l'impression que tu me donnes.
Moi : Tu m'écrases.


___Il soupire et attrape mes deux mains dans les siennes.


Bill : Je suis désolé je t'ai dis. Je croyais vraiment bien faire.
Moi : Tu peux pas tout avoir Bill. C'est sois le bébé, sois le permis. Quelle est ta priorité ?
Bill : A ton avis ?
Moi : J'ai pas envie de jouer aux devinettes...
Bill : Le bébé bien sur...
Moi : Bien, alors le permis ça attendra...
Bill : Tu veux pas le passer de toute façon.
Moi : En plus.


___Il regarde autour de nous pour voir si personne nous entend et reprend doucement la parole :


Bill : Quand veux-tu leur annoncer qu'on veut un enfant ?
Moi : Je sais pas. C'est à toi de leur dire déjà, pas à moi.
Bill : Pourquoi moi ?
Moi : Parce-que se sont tes potes.
Bill : Ce sont les tiens aussi. Et Georg est ton cousin.
Moi : Tom est ton jumeau.
Bill : Bon d'accord, je leur dirais... mais quand ?
Moi : A mon anniversaire, non ?
Bill : (souriant) Parfait !
Moi : Bien...
Bill : Et j'veux pas que tu doutes, je le veux vraiment cet enfant ok ?
Moi : Oui...


___Il souris et pose plusieurs fois ses lèvres sur les miennes avant de retourner s'assoir entre Gustav et Tom.


Georg : Bon on se fait un peu chier là...
Bill : J'avoue. Mais je sais pas c'qu'on peut faire.
Tom : On a qu'a jouer à la playstation !
Gustav : Et Lucy ? Elle aime pas trop...
Moi : Non mais ne vous occupez pas de moi. Je trouverai un truc à faire ou alors je vous regarderai.
Bill : Tu ne veux pas jouer ?
Moi : Non. Je ne sais pas.
Bill : Et alors ? Allez viens là.


___Il tape sur ses jambes et je pars m'y installer. Mon dos se colle contre son torse et il pose ses mains sur mes cuisses en attendant que Tom branche la console. Il met un jeu de voiture à l'intérieur et le lance. Une manette sont données à Bill et à Georg et le jeu commence. Ils choisissent tout les deux leurs voitures ainsi que le parcours qu'ils veulent et la course débute.


Georg : Prépares-toi à perdre gamin !
Bill : Rêve !


___Je souris et ils commencent enfin.


Gustav : Au fait Lucy, t'as des nouvelles de ta cousine ?
Moi : Pas depuis le jour où elle est venue ici.
Gustav : Je l'ai aperçue à Berlin la dernière fois. Elle est venue me dire bonjour et elle est partie.
Moi : Elle était avec qui ?
Gustav : Avec un mec.
Moi : Elle changera pas elle... Et elle t'as rien demandé sur moi ?
Gustav : Non. Elle a pas eu le temps, le mec l'a engueulé.
Moi : Euuuh... c'est quoi le délire là ? Faut que j'lui parle.
Tom : Tu veux que j'aille la chercher ?
Moi : Non merci, c'est bon. Au pire, j'irais moi.


___Je me relève et pars dans ma chambre prendre mon portable. Je m'assoie sur le lit et compose le numéro de Tiffany. Trois sonneries retentissent et elle décroche enfin.


Tiffany : Ouais ?
Moi : C'est moi.
Tiffany : Ohhh Lucy ! Comment tu vas ?
Moi : Tu t'en soucis maintenant ?!
Tiffany : De quoi parles-tu ?
Moi : Quand t'as croisée Gus à Berlin, pourquoi tu lui as pas demandé de nouvelles de moi ?
Tiffany : Parce-que j'ai pas eu le temps.
Moi : Bien sur... et le gars, c'était qui ?
Tiffany : Un copain.
Moi : Oui, c'est pour ça que, quand il te donne des ordres, tu lui obéis.
Tiffany : Arrête.
Moi : Il t'interdis de venir me voir aussi ?
Tiffany : C'est bon Lucy.
Moi : Ben non c'est pas bon !
Tiffany : Je m'occupes pas de ta vie avec Bill, alors laisse moi sortir avec qui je veux !
Moi : Tu t'es assez occupée de ma vie crois moi ! Tu comptes venir me voir quand ?
Tiffany : Je ne sais pas.
Moi : Faut que tu lui demandes la permission, c'est ça ?!
Tiffany : Putain mais arrête ! Tu m'énerves là !
Moi : Mais merde réagis ! Ce gros con t'interdis de tout faire et tu captes rien !!
Tiffany : (sanglotant) Il ne m'interdis rien !
Moi : Tiffany, dis-moi ce qu'il ce passe...
Tiffany : Il ne se passe rien. Rien du tout.
Moi : On se connais depuis le berceau, je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas, alors dis-moi !
Tiffany : Je ne peux pas...
Moi : Très bien. Je prend le premier train et j'arrive.
Tiffany : (paniquant) Non !!
Moi : Je fais c'que je veux


___Je raccroche, attrape mon sac à main et me pose face à Bill. Il stop sa partie et me regarde bizarrement.


Moi : Emmène-moi à la gare s'te plais.
Bill : Hein ? Mais pourquoi ?
Moi : Ma cousine à des problèmes...
Bill : Ça ne peux pas attendre ?
Moi : (m'énervant) C'est ta partie qui compte le plus ou ma gueule ?!
Bill : C'est bon t'excites pas !
Moi : J'te dis que ma cousine à des problèmes et tout c'qui t'intéresse c'est ta putain de partie !
Bill : (jetant la manette) Je vais t'emmener à ta putain de gare, c'est bon ! On peux pas être tranquille la-dedans !


___Il se dirige vers le couloir en gueulant, met ses chaussures, attrape ses clés et sors de l'appartement en claquant la porte sans même m'attendre. Je fais donc le même trajet que lui et descend les escaliers en courant. Je monte ensuite dans la voiture et il démarre sans me regarder. C'est au bout de quelques minutes qu'il daigne à poser sa main sur ma cuisse et qu'il prend la parole :


Bill : Qu'est-ce qu'elle à ta cousine ?
Moi : ...
Bill : (soupirant) Tu fais la gueule ?
Moi : Ahh nan, pas du tout ! Tu viens de me parler comme à un chien tout ça parce-que j'te demande de m'emmener d'urgence à la gare, mais non, je suis heureuse !
Bill : C'est bon, j'suis désolé.
Moi : Ouais, bah moi je t'excuses pas cette fois ! J'te demande jamais rien, j'me démerde toujours toute seule et t'as encore le culot de m'envoyer chier !
Bill : J'étais à fond dans ma partie et ...
Moi : T'as pas d'excuses. T'as tout le temps d'y jouer à ta putain de console ! Ma cousine n'a pas le temps d'attendre, d'accord ?!
Bill : Oui bah c'est bon, j'ai compris...
Moi : Non t'as pas compris ! Putain tu m'saoul !


___Il soupire et continue d'avancer. Une fois arrivés à la gare, il me dépose sur un parking et je sors de la voiture sans l'embrasser ni lui adresser la parole. J'entends juste un vague ' appelle moi dès que tu arrives ' mais je ne me retourne pas pour lui répondre. Je cours ensuite jusqu'au guichet, achète mon billets et cours jusqu'à mon train qui pars maintenant dans tout juste deux minutes. Je rentre à l'intérieur de justesse et pars m'installer sur un siège de libre.


De Mon Amour <3 :
Puce j'suis vraiment désolé.

A Mon Amour <3 :
Je m'en fou.

De Mon Amour <3 :
Putain mais j'me suis juste énervé sur le coup !

A Mon Amour <3 :
Tu t'énerves tjr toi t'façon !
Et le pire c'est tjr pour des conneries !

De Mon Amour <3 :
Je sais... m'en veut pas.

A Mon Amour <3 :
Trop tard. La prochaine fois tu réfléchiras avt de parler.

De Mon Amour <3 :
Ok je vois que ça sert à rien d'insister...

A Mon Amour <3 :
Exact...

De Mon Amour <3 :
Bien... appelles moi quand t'arrive au moins.

A Mon Amour <3 :
Je verrai...

De Mon Amour <3 :
Ok... je t'aime (L)


___Je ne lui répond pas et range mon portable dans ma poche. Après tout, j'ai toute les raisons de lui en vouloir. Je ne sors pas souvent et la seule fois ou je lui demande de m'emmener à la gare, il s'énerve prétextant ne jamais être tranquille. De plus, je ne sors pas pour mes besoins personnels mais pour aider une personne de ma famille. Ce serai la sienne, il n'aurais pas cherché et serais partie comme je l'ai fais. A la seule différence qu'il m'aurais emmené avec lui. Donc le fautif dans l'histoire, c'est lui. Et la victime c'est bien moi. Alors ses excuses, il peux les garder pour le moment... Je met donc mes écouteurs dans les oreilles et regarde le paysage défiler devant mes yeux...

[ ...]


___Une heure quinze plus tard, me voici enfin arrivée. Je sors donc du train et prend le premier taxi que je croise. Je lui donne l'adresse de ma cousine et décide quand même d'appeler Bill...


Bill : Oui ?
Moi : C'est moi...
Bill : Oh mon c½ur. T'es arrivée ?
Moi : Oui, je suis dans le taxi là. J'vais arriver chez ma cousine.
Bill : D'accord...
Moi : Bon j'te laisse.
Bill : Ça te gêne tant que ça d'me parler ou quoi ?
Moi : Oui. Je te fais la gueule, souviens-toi.
Bill : C'est bon Lucy, tu vas pas m'en vouloir à vie pour cette connerie quand même ?
Moi : Putain mais tu te rends même pas compte de la gravité de tes mots !
Bill : J'ai rien dit de grave !
Moi : Ah ouais? T'as juste dis que t'étais jamais tranquille, donc en gros ça veux dire que j'te fais chier. C'est gentil hein, pour le peu d'heures qu'on ce voit dans une journée.
Bill : Je ne le pensais pas.
Moi : Tu l'as quand même dis.
Bill : Je suis désolé je t'ai dis.
Moi : Mouais...
Bill : Tu me pardonnes ?
Moi : Pas le choix si j'passe ma vie entière avec toi.
Bill : Hé ouais...
Moi : Tu te rends compte que j'suis condamnée à passer touuuute ma vie avec toi ?! Je vais mourir !
Bill : T'es pas encore condamnée à la passer avec moi, on est pas mariés.
Moi : J'avoue.
Bill : Bon t'es toujours pas décidée à me dire ce qu'a ta cousine ?
Moi : Je ne suis pas sure de ce que je crois...
Bill : Il ce passe quoi ?
Moi : Il ce passe qu'elle a rencontrée un mec et qu'il la commande. Et elle, elle lui obéis au doigts et à l'½il. C'est pas normal venant d'elle.
Bill : Oulà oui, j'avoue.
Moi : Déjà je suis sure qu'il profite de son argent. Donc dans même pas deux mois son compte sera vide.
Bill : T'exagère là.
Moi : Pas du tout. Ça va vite hein. Il va s'acheter une voiture, une a ses parents, ses potes, après les fringues et j'en passe.
Bill : P'tête, je sais pas.
Moi : Enfin bref. Mais c'que je pense, je ne te le dis pas. Tu dois peut-être te douter.
Bill : Non... ah et au faiiiit ! Ton père m'avais appelé avant hier ! T'as du courrier chez toi. Faut que t'aille le chercher.
Moi : D'accord. Je vais aller le chercher avant d'aller chez elle. Donc bah j'te laisse.
Bill : D'accord. Fais attention à toi.
Moi : T'inquiètes.
Bill : Je t'aime.
Moi : Mmh.
Bill : Dis-le moi. Dis-moi que tu m'aimes.
Moi : (souriant) Je t'aime aussi.
Bill : Je t'aime, je t'aime et je t'aime.


___Je rit et raccroche. Je demande ensuite au chauffeur de passer chez moi avant, chose qu'il accepte bien sur, et une fois arrivée, je cours à l'intérieur de la maison. J'attrape mes lettres sur la table de la cuisine et commence à ressortir mais quelqu'un s'interpose face à moi. Je sursaute et relève le visage afin d'apercevoir mon père.


Frank : Alors ? Tu passes chercher tes lettres mais tu ne viendras même pas dire bonjour à ton père ?
Moi : Désolé j'suis pressée. Et je pensais que t'étais pas là vu que la porte était fermée.
Frank : Je préfère la fermer maintenant, vu que je suis seul à habiter ici.
Moi : Pourquoi tu ne te retrouves pas une copine ?
Frank : Parce-que j'en ai tout simplement pas le temps. Je travaille tout le temps.
Moi : Bah prend des vacances. Tu vas ensuite à la plage et tu dragues des meufs.
Frank : J'ai pu ton age Lucy...
Moi : Rooh ! Bah tu vas sur des sites de rencontres sur Internet !
Frank : Lucy voyons ! Sois raisonnable !
Moi : De quoi ? Tout le monde se rencontre par Internet maintenant.
Frank : Pas Bill et toi en tout cas.
Moi : Oui bah normal en même temps. C'est le pote à Georg.
Frank : J'avoue. D'ailleurs, tout va bien entre vous ?
Moi : Oui oui. Nickel. Bon quelques petits accrochages de temps en temps mais c'est normal.
Frank : Oui. Ça arrive à tout les couples. Et l'appartement, il est fini?
Moi : Oui. Des petits trucs à terminer mais ça va être vite fait.
Frank : D'accord.
Moi : Ah et Bill veut absolument que je fasse une fête pour mes 18 ans. Donc tu seras invité. J'espère que tu seras là...
Frank : Bien sur que oui. Je ne vais tout de même pas louper tes 18 ans !
Moi : J'espère bien... je te redirai la date et tout dans une semaine maxi.
Frank : Pas de soucis
Moi : Par contre, il risque d'y avoir maman...
Frank : Tant pis, que veux-tu que je te dise ?
Moi : Non mais je préfère te le dire... on sais jamais.
Frank : T'inquiètes. Y'a pas de soucis...
Moi : Bon bah je vais y aller dans ce cas. Je dois passer voir Tiffany.
Frank : Ça fait un bout de temps que je ne l'ai pas vue elle...
Moi : Ouais...
Frank : Bon bah passe une bonne fin de journée.
Moi : Merci toi aussi.


___J'embrasse sa joue et sors de la maison. J'entre une nouvelle fois dans le taxi et nous roulons vers la maison de ma cousine. Une fois arrivés, je paye le chauffeur et j'entre dans la maison, sans frapper. A quoi bon le faire de toute façon ? Je sais qu'elle n'ouvrira pas la porte... Je monte donc doucement les escaliers, regarde dans sa chambre et, comme je me doutait, elle est dans la salle de bain. J'approche silencieusement d'elle et l'aperçois en train de mettre du fond de teint.


Moi : T'essayes de cacher quoi là ?!
Tiffany : Dégage Lucy !
Moi : Retournes-toi.
Tiffany : Non.
Moi : (criant) Retournes-toi !!


___Elle ne bouge plus et se tourne doucement vers moi. Mes yeux s'ouvrent de plus en plus, complètement choquée. Et comme je le redoutais, son visage est couvert de bleus. Je confirme donc ce que je pensais : ma cousine se fait taper par son mec...

# Posté le samedi 21 novembre 2009 22:15

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 12:47

. __Chapitre 72__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

. __Chapitre 72__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
___Devant l'expression de mon visage, ses yeux se remplissent de larmes et elle tombe littéralement dans mes bras. Je pose alors mes mains dans son dos et fais des vas et viens pour la calmer. Je me doutais qu'il la frappait. Jamais elle ne se serai laisser commandée par un gars, jamais !


Moi : Chuut calme-toi...
Tiffany : Comment veux-tu que je me... me calme ? T'as... t'as vu mon visage ?
Moi : Je sais... je sais. On va trouver une solution à ça d'accord ?
Tiffany : Y'a pas de solution.
Moi : Bien sur que si, ne dis pas de conneries.


___Ses larmes redoublent, son corps est pris de violents spasmes et c'est à peine si elle peut tenir sur ses jambes. Je nous dirige donc vers sa chambre et nous nous asseyons sur le lit. Elle, toujours dans mes bras.


Moi : Qu'est-ce qui c'est passé ? Raconte moi s'il te plait.
Tiffany : Je ne... ne peux pas.
Moi : Si, tu le peux.
Tiffany : N-non. S'il le sais, il me tuera carrément. J'ai même p-pas le droit de venir te... te voir.
Moi : Il ne le saura pas.
Tiffany : Si. Il est malin, il arrive tou-toujours à savoir.
Moi : Il n'y a personne dans ta maison, ok ? Nous sommes seules...


___Elle relève le visage et scrute la chambre de ses yeux comme pour vérifier ce que je dis. Elle est devenue extrêmement peureuse à ce que je vois. Ce gars me l'a complètement changée et je vous jure qu'il va le regretter !


Tiffany : Je... j'ai rencontré Oliver y'a 4 mois... il était super gentil au début. Et c'est après que ça a dégénéré. Il à d'abord commencé à m'interdire de sortir.
Moi : Pourquoi tu ne l'as pas lâché à ce moment là ?
Tiffany : Je... commençais déjà à tomber amoureuse de lui...
Moi : Mais, tu ne te doutais pas du tout que ça allait tourner comme ça ?
Tiffany : Non. Je pensais qu'il était juste jaloux et que ça allait passer au fil des jours.
Moi : Et pourquoi t'avais rien quand t'es venu chez moi y'a pas longtemps ?
Tiffany : Il ne me frappais pas encore au visage. Juste sur mon corps... et j'ai pu venir parce-qu'il était parti deux jours chez ses parents...
Moi : Et là, où est-il ?
Tiffany : Il est chez ses potes. Il va pas tarder à revenir...
Moi : Et ta mère? Elle remarque rien ?!
Tiffany : Elle est en vacances tout le mois d'aout, comme tout les ans!
Moi : Merde...
Tiffany : Ça aurait fait quoi si elle était là ?
Moi : Elle aurait pu t'aider... moi je ne peux pas rester là indéfiniment. Je dois repartir ce soir. La seule chose à faire, c'est que tu viennes chez moi...
Tiffany : Non, je ne veux pas !
Moi : Putain mais tu vas pas rester ici pour te faire taper !! Dans deux mois t'es morte s'il continue comme ça !
Tiffany : Et bien tant pis !
Moi : Mais merde mais réagi !! T'attends quoi ? Que j'te retrouve chez toi pleine de sang ?!
Tiffany : (criant) Je ne veux pas le quitter !
Moi : Tu crains, là franchement tu crains !
Tiffany : Je m'en fou. Je l'aime. Je veux rester avec lui.
Moi : Tu serai prête à mourir pour lui ?
Tiffany : Oui...
Moi : Et tes parents ? Tu vas les laisser seuls ?
Tiffany : Ils n'ont pas besoin de moi.
Moi : Tes amis ?
Tiffany : Pour le peu que j'en ai...
Moi : Tu veux mourir sans même connaître mon enfant ?


___C'était vraiment la seule façon que j'avais pour la faire réagir. Je sais que je devais l'annoncer qu'à mon anniversaire mais il fallait bien trouver quelque chose pour la faire réagir. Et je pense que c'est gagné. Je relève le visage que j'avais précédemment baissé et la fixe. Ses yeux sont grands ouverts et elle regarde mon ventre, cherchant une quelconque bosse. Tu peux chercher cousine, je ne pense pas y être maintenant...


Tiffany : Je... tu... tu es enceinte ?
Moi : J'essaye...
Tiffany : Je... mais... putain c'est super ! Ça fait combien de temps que t'as arrêtée la pilule ?
Moi : Oulà je sais pu. Plus de 6 mois déjà.
Tiffany : Ça fait beaucoup... et tu... vous l'avez fait quand?
Moi : Hier pour nos un an.
Tiffany : Et tu penses y être ?
Moi : Non. Ça ne marche pas à tout les coups non plus.
Tiffany : Ah...
Moi : Donc... tant que tu ne l'auras pas quitté, je ne fais plus rien pour avoir un gosse.
Tiffany : Je... putain mais non ! T'as pas le droit !
Moi : La preuve que si.
Tiffany : Mais je l'aime bordel !
Moi : Si tu restes avec tu vas crever et ça, c'est hors de question.
Tiffany : Bill serai comme lui, tu serais encore avec à l'heure qu'il est !
Moi : Pas du tout !! Amoureuse ou pas, je l'aurai lâchée !
Tiffany : Tu ne peux pas savoir de toute façon
Moi : Exact. Quoi qu'il en soit, tant que tu ne le lâcheras pas, je ne tomberai pas enceinte.
Tiffany : Je resterai avec lui !!
Moi : Bien... j'ai plus qu'a te dire Adieu à ce compte là.
Tiffany : (criant) Arrête !
Moi : (ignorant sa remarque) Fin... pas totalement. On se reverra à ton enterrement.


___Je récupère mes affaires et sors de la chambre en claquant la porte. J'y suis peut-être allée un peu fort mais cette fois-ci, ça la fera réagir. Du moins je l'espère. Elle ne dois pas ce rendre compte du nombre de femmes qui meurent battues par leurs mecs ! Pour l'instant, il ne l'a frappe qu'avec le point, mais dans quelques semaines ce sera avec le couteau ! Et elle le sais autant que moi... Je commence alors à sortir définitivement de la maison mais la voix de ma cousine me stop dans mon élan. Elle descend les escaliers à toute vitesse et viens se mettre entre la porte et moi afin de ne pas me laisser partir.


Tiffany : Ne pars pas.
Moi : On a plus rien a se dire. J'ai essayée de te protéger mais tu veux pas de mon aide donc je repars chez moi.
Tiffany : Je... je vais le lâcher.
Moi : Quand ça?
Tiffany : Je ne sais pas.
Moi : Si c'est dans deux semaines, ça ne m'intéresse pas. Tu seras déjà enterrée.
Tiffany : Dis pas ça.
Moi : Ben si. Tu sais autant que moi que c'est la vérité.
Tiffany : Je ne veux pas être seule le jour où je le ferai. Il risque de me tuer...
Moi : On sera tous là. Georg, Gustav, Tom, Bill, moi. Tous !
Tiffany : Je t'appellerai quand j'aurais pris une décision.
Moi : Pas dans trois jours, ok?
Tiffany : Je sais.
Moi : Et s'il se passe un truc, tu m'appelles aussitôt !
Tiffany : Oui.


___Elle souris tristement et je vais directement la serrer dans mes bras. Comme quoi mon idée à bien marché, elle va enfin le quitter !


Moi : Ah, et tu dis à personne que j'essaye d'être enceinte. Bill veux que je l'annonce à tout le monde le jour de mes 18 ans.
Tiffany : Tu les fêtes ?
Moi : Oui. Je te donnerai la date et le lieu plus tard.
Tiffany : D'accord. Mais de toute façon, à qui veux-tu que je le dise ? J'ai pas le droit de sor-


___Elle se stop direct lorsque le bruit de la porte retenti. Elle me lance un regard paniqué et le mec en question entre dans la maison, un air mauvais sur le visage. Il me regarde d'abord de haut en bas et m'ayant enfin reconnue, il me lance un petit sourire et va doucement embrasser ma cousine.


Oliver : Oh tu es la cousine de ma p'tite femme !
Moi : Exact. Et toi son mec à c'que je vois.
Oliver : Oui. Elle ne te l'avais pas dit ?
Moi : Faut dire que je ne la voit pas beaucoup ces derniers jours.
Oliver : Bah alors bébé, tu vas même plus voir ta cousine ?
Tiffany : Je... j'ai... j'ai pu trop le temps en ce moment.
Moi : C'est pas grave.
Oliver : Avec ton mec, ça ce passe bien ?
Moi : Oui nickel.
Oliver : Cool alors.
Moi : Ouais. Bon moi je vous laisse. Les gars m'attendent à la maison. A plus.
Tiffany : Oui. A plus.


___Elle me sert une dernière fois dans ses bras et je sors de la maison, avec un pincement au c½ur. Ça me fais chier de la laisser là. Je sais qu'il va la frapper une fois que je serai suffisamment loin de la maison mais je ne peux rien faire. Si je retourne la voir dans les minutes qui suivent,ça risquerai de mal se passer pour elle. C'est un grand malade. Mais ce mec, je l'aurais et je vous jure qu'il va en baver ! Je reprend donc le taxi jusqu'à la gare, le paye et monte dans le train. N'empêche ce qui m'a fait rire, c'est le fait d'être aussi gentil et attentionné avec elle alors qu'en réalité, ce gars est une vrai ordure ! Et évidemment, c'est ma cousine qui tombe dessus... Je soupire et décide d'envoyer un SMS à Bill.


A Mon Amour <3 :
Bébé, j'arrive à la gare à 20h22. Soit là.

De Mon Amour <3 :
Je serai garé sur le parking. Comme d'hab.

A Mon Amour <3 :
Ok merci (L)

De Mon Amour <3 :
Ça c'est bien passé ?

A Mon Amour <3 :
Mmh bof... j'te raconterai en rentrant.

De Mon Amour <3 :
Ok. Je t'aime (LLL)


___Je souris et range mon portable dans mon sac. Le trajet passe assez vite et je ressors, comme prévu, à 20h22 du train. Je me dirige sur le parking et monte dans la voiture de Bill après l'avoir repéré. Je l'embrasse doucement et nous repartons vers notre appartement.


Bill : Tu as été récupérer tes lettres chez ton père ?
Moi : Oui. J'en ai une trentaine à peu près.
Bill : La vache ! Et c'est qui ?
Moi : J'en ai lu que dix. Y'a des gamines qui veulent que je leur signe une photo de moi.
Bill : Ouais. Elle veulent un autographe quoi.
Moi : J'emploierai pas vraiment ce mot. C'est plus pour les célébrités.
Bill : T'es tout comme je t'ai déjà dit. Tout le monde te connais mon c½ur.
Moi : Bref. Je vais leur faire, non?
Bill : Oui. Elles seront contente.
Moi : D'accord.
Bill : Et y'avais quoi d'autre ?
Moi : Une lettre d'une rageuse. Pour pas changer.
Bill : Pff ! Je vois pas pourquoi elles te cassent les couilles comme ça alors que tu demandes plus rien !
Moi : Elles sont jalouse de moi, c'est tout.
Bill : Elles ont de quoi en même temps.
Moi : (riant) N'importe quoi.
Bill : Bien sur que si. T'es magnifique, intelligente, tu vis dans ton appartement, t'as un mec. Toute les filles rêveraient d'être comme toi, surtout à seulement 17 ans.
Moi : Mmh...
Bill : (riant) Quand elles vont apprendre que tu vas être maman, elles vont te tuer cette fois.
Moi : Ben rigole pas, c'est pas drôle. Tu sais très bien qu'il y a des folles sur Terre. Elles en seraient capable hein.
Bill : Pas à ce point quand même.
Moi : On sais jamais.
Bill : Bref. Et les autres lettres, tu penses que c'est quoi ?
Moi : Je sais pas. On verra ça tout à l'heure.
Bill : Ouais.


___Il se gare sur le parking de notre immeuble et nous sortons de la voiture. Il s'approche ensuite de moi, passe son bras autour de ma hanche et nous montons les escaliers tout en discutant :


Bill : Ah... et j'suis encore désolé pour tout à l'heure.
Moi : C'est pas grave, on oublie.
Bill : Non mais je vois que ça te fais chier.
Moi : Ben oui, logique en même temps. La gare est à 5 minutes en voiture et tu gueules encore.
Bill : Je sais. Mais c'est le fait que tu me gueules dessus qui m'a énervé.
Moi : Alors toi tu m'as pas gueulé dessus mais hurlé à ce compte là !
Bill : Ouais je sais. Je m'en veux tu sais.
Moi : Non mais c'est pas grave. J'veux juste que tu saches que je ne sors pas beaucoup, donc quand j'te demande de m'emmener d'urgence quelque part, c'est qu'il y a un problème...
Bill : C'est à cause de moi que tu sors pas.
Moi : Dis pas n'importe quoi.
Bill : Ne le nie pas. Je travaillerai pas, on aurait été en vacances tout les deux. En amoureux, comme notre semaine à Paris l'année dernière.
Moi : Ouais ben là tu travailles donc on peux pas, c'est tout. On va pas se plaindre.
Bill : Ben si.


___Je roule des yeux et entre dans l'appart. Aussitôt mes chiots se mettent à aboyer mais ils arrêtent de suite lorsqu'ils m'aperçoivent. Je les embrasse chacun leur tour, pars déposer mes affaires dans la chambre et revient ensuite dans le salon. Je m'installe sur le canapé et Georg arrive quelques secondes après, des pizzas dans les mains :


Moi : (me frottant les mains) Ça tombe bien, j'ai faim.


___Les gars rient suite à mon geste et Georg coupe les pizzas. Ils nous distribue les parts et nous commençons donc à manger. Et, pour une fois, ce ne sera pas Tom ou Georg qui prendra la parole mais Gustav.


Gustav : Alors, ta cousine ?
Moi : Bah elle a bien un mec.
Gustav : Et ?
Moi : (soupirant) Ça confirme bien ce que je pensais.
Tom : C'est à dire ?
Moi : Elle se fait frapper par son gars.
Bill : Je... t'es sérieuse là ?!
Moi : J'ai l'air de plaisanter ?
Georg : Mais... comment c'est possible ? Ta cousine à un putain de caractère !
Moi : Bah le mec à bien réussi son coup. Tu verrais comment elle est devenue peureuse. Je ne la reconnais pas là...
Gustav : Putain...
Moi : C'est pas tout. Le pire c'est les bleus sur son visage. Ça me fait mal au c½ur...
Tom : Elle en a beaucoup ?
Moi : Trop je dirais...
Gustav : Et... elle t'as avouée que c'est lui qui lui fait ça ?
Moi : Elle a eu du mal mais elle a finis par me le dire.
Georg : Faut l'aider, on peux pas la laisser comme ça !
Moi : Hey super-Georg, on se calme. Tu crois que je serai repartie sans rien faire ?
Bill : T'as fais comment pour la décidée ?
Moi : Bah j'ai employée les grands moyens. Comme elle voulais rien savoir, j'ai pris mes affaires et j'commençais à partir en lui disant qu'on se reverrai à son enterrement. Et ça l'a fait réagir.
Georg : En effet, tu y a été fort !
Moi : C'était la seule chose pour la faire réagir. Elle ne voulais rien entendre au début.
Tom : Et qu'est-ce qu'elle va faire ?
Moi : Bah elle va le lâcher. Mais faut qu'on sois là le jour là. Il risquerai de la tuer sinon. C'est un grand malade ce mec.
Bill : Bah déjà faut pas être clean pour taper sa meuf.
Moi : Qui te dis que tu me taperas pas dans trois mois ?
Bill : Je t'aime trop pour ça.
Moi : Justement !
Bill : Roh arrête de dire n'importe quoi. J'suis incapable de faire du mal à quelqu'un ! Encore pire si c'est à toi !
Moi : Je sais, j'te taquine
Bill : Saleté !


___Il attrape mes hanches et me ramène vers lui. Mes fesses se posent sur ses jambes alors que mon dos se colle contre son torse.


Georg : Et elle le lâche quand ?
Moi : Elle va m'appeler pour me dire ça.
Georg : D'accord.
Moi : Mais qu'il ne compte pas s'en sortir aussi facilement, c'est tout c'que j'ai à dire.
Tom : Lucy et son caractère de merde, le retour.
Moi : Ben ouais. Faut pas s'en prendre à des personnes que j'aime, c'est tout
Bill : T'as bien raison.
Gustav : Et tu comptes faire quoi ?
Moi : Mmh... quand elle le lâchera, y'aura pas que nous...
Tom : C'est à dire ?
Moi : Je vais faire venir la police.
Georg : (riant) Ils se déplaceront pas pour toi Lucy !
Moi : C'est ce qu'on verra. Je suis douée, t'inquiètes pas pour ça.
Georg : On a pas besoin d'eux pour lui faire peur ! On se démerdera !
Moi : Et tu crois que ça le fera fuir ?! Il reviendra un jour ou l'autre !
Georg : Non. Si on le menace de tout aller cafter à la police, il ne reviendra plus.
Moi : C'est c'que tu dis... Bon et si on pouvait parler d'autre chose maintenant, ça m'arrangerai un peu.
Bill : Pour ton anniversaire, on le fait où et quand ?
Moi : Je sais pas. C'est toi qui gère
Tom : Ben on est pas dans la merde...
Bill : T'as qu'à le faire si t'es pas content.
Tom : Non. J'agis en quand qu'invité moi. Donc je ne fais rien.
Bill : Bouffon.


___J'entends Tom rire puis nous terminons de manger, tout en regardant la télé. Une fois finis, Bill range un peu le salon avec l'aide de son frère et Georg se lève, suivi de Gustav. Ils récupèrent tout les deux leurs vestes et, comprenant qu'ils repartent, nous les raccompagnons vers la porte.


Bill : Bon ben vous passez quand vous voulez hein.
Georg : Pas d'soucis... (me regardant) Et tu nous appelles quand t'as la réponse de ta cousine!
Moi : Ouep. Mais tu seras dispo ?
Georg : Oui. J'suis en vacances moi aussi et je fais rien de mes journées
Moi : Haaaan ! Et tu oses me dire ça alors que j'passe mes journées à me faire chier ?!
Georg : Oui bon je suis parti en vacances aussi.
Moi : Et tu m'auras même pas proposé de venir !
Georg : Ouais mais
Moi : (le coupant) Non franchement tais-toi. A chaque phrase tu t'enfonces un peu plus. Tu m'fais honte mon pauvre cousin.
Georg : Je pouvais pas savoir que tu te faisais chier hein.
Moi : Bah t'aurais un peu de logique tu l'aurais su hein. Ces deux nazes m'abandonnent pour leur boulot
Tom : Heeeeeey !
Moi : Ben quoi ?
Tom : Naze toi-même d'abord !
Georg : Pis déjà, si tu veux pas te faire chier, t'as qu'a faire un gosse.
Moi : Je... euh... c'est c'que j'vais faire tiens !


___Il rit en disant ce mot et viens ensuite me faire la bise. Il sert la main au gars suivis de Gustav et ils partent tout les deux. Je vous avoue que j'ai bien paniqué sur le moment... j'ai cru qu'il avait entendu une de mes conversations avec Bill sur ce sujet mais c'est impossible... Nous retournons donc tout les trois dans l'appartement et rangeons les dernières choses qui trainent tout en prenant la parole :


Tom : Bon bah ça va, on a passé une bonne fin d'aprem
Bill : Ouais j'avoue. (riant) Ils sont toujours aussi cons
Tom : Un peu comme nous quoi.
Bill : Comme toi tu veux dire ?
Tom : Enfoiré !


___Ils continuent de se chamailler pendant quelques minutes et une fois le salon bien rangé, Tom nous lâche pour aller dans sa chambre. N'ayant rien à faire, nous faisons la même chose et nous nous retrouvons bien vite sous les draps.


Moi : Tu sais... elle m'a fait beaucoup de peine ma cousine...
Bill : Je me doute bien.
Moi : Son visage couvert de bleus me faisait pitié. Pis elle est peureuse maintenant je... je ne la reconnais plus.
Bill : T'inquiètes pas, tout va changer. On va l'aider, ok ?
Moi : Même si tu l'aimes pas ?
Bill : Oui...


___Je souris et me blottis dans ses bras. Bill & ma cousine ? Toujours en guerre... Lui ne l'aime pas depuis qu'elle s'est mêlée de m'emmener en boite le jour de notre séparation et surtout au fait qu'elle a essayée de me caser avec ce fameux Jordan. Et elle, elle ne l'a jamais trop aimé... mais encore plus lorsqu'il m'a quittée. Enfin bref...


Bill : Si je prend une semaine de congé, tu partirais en vacances avec moi ?
Moi : (soupirant) Bill...
Bill : Ben quoi ?
Moi : Tu fais ça parce-que je t'ai dis que j'en ai marre d'être seule et de ne pas sortir !
Bill : Exact. Mais aussi parce-que j'ai envie de respirer. J'ai envie de vacances. Et plus spécialement de vacances avec toi. Rien que toi & Moi.
Moi : Je ne sais pas, Bill.
Bill : Ben pourquoi ? Tu me dis que tu veux sortir et quand je te propose des vacances tu m'envoies chier !
Moi : Le prend pas comme ça... c'est juste que ça tombe mal ! L'histoire de ma cousine, mon anniversaire que tu veux fêter...
Bill : L'histoire de ta cousine devrait être réglée bientôt, non ?
Moi : Ben oui mais
Bill : (me coupant) Bon Lucy si tu veux pas, tu me le dis tout de suite ok ?
Moi : Je veux partir avec toi, n'invente pas n'importe quoi !
Bill : C'est pas l'impression que tu me donnes en tout cas...
Moi : Puisque j'te dis que c'est l'histoire avec ma cousine qui me bloque !
Bill : Mais dans deux jours c'est terminé tout ça !
Moi : Bill s'il te plait, me saoul pas avec ça ce soir !
Bill : Je veux une réponse !
Moi : On en parlera demain. Je veux me reposer là !
Bill : Très bien ! Bonne nuit.


___Il embrasse mon front et se couche convenablement, dos à moi. Bon ben visiblement, Monsieur est vexé. Pour toute réponse de ma part, je me recolle contre lui, embrasse une dizaine de fois son cou avant de fermer les yeux à mon tour. On l'aura notre semaine de vacances ensemble... faut juste voir comment les prochains évènements vont se passer...

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 18:21

Modifié le mardi 08 décembre 2009 13:10

. __Chapitre 73__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

13 Aout 2oo9


Tom : Lucy dépêche-toi ! Je vais être en retard !
Moi : Oui ben deux minutes ! Fallait me le dire avant hein ! Tu sais très bien que je me prépare pas en deux minutes
Tom : Tu savais très bien que je sortais !
Moi : Ouais ben tu m'as pas dit que tu m'emmènerais !
Tom : Et toi, tu sais très bien que je t'emmène a chaque fois que je sors !
Moi : Ouais ben j'croyais que tu voulais voir tes potes sans moi ! C'est tout !
Tom : Genre !


___Je souris et enfile mes chaussures. Je cours chercher mon portable au salon et je sors enfin de l'appartement. Tom ferme la porte à clefs et nous descendons les nombreux escaliers en courant. Nous entrons ensuite dans sa voiture et il démarre aussitôt. Nous avons tout notre temps aujourd'hui. Bill ne rentre pas avant 21 heures. Et je n'ai pas pu le voir à midi parce-que je dormais encore... Tant pis.


Tom : Ça va entre Bill & toi ?
Moi : Oui pourquoi ?
Tom : Il me semble vous avoir entendu vous engueuler hier soir.
Moi : Ouais mais c'est pas grave. Ça va s'arranger.
Tom : Tu veux pas me dire ?
Moi : Je ne veux pas t'embêter avec ça.
Tom : Tu m'embête pas.
Moi : Non mais... (soupirant) Il veux qu'on parte tout les deux en vacances.
Tom : Et où est le problème ? Ça te fera respirer et vous passerez encore plus de temps ensemble.
Moi : Je peux pas laisser ma cousine comme ça.
Tom : On sera là nous.
Moi : Je veux être là aussi.
Tom : Je comprend. Ben vous pouvez y aller plus tard. Quand tout ça sera terminé.
Moi : J'ai bien peur que ça ne se termine pas dans les jours qui suivent...
Tom : Bien sur que si...
Moi : On verra bien. En attendant il est vexé et il fait limite la gueule.
Tom : Ah ben ça...


___Je soupire et regarde le paysage défiler sous mes yeux. Il fait la gueule tout ça parce-qu'il croit que je ne veux pas partir en vacances avec lui. Et le pire, c'est que c'est faux. J'ai juste besoin de savoir ma cousine en sécurité avant de partir.


Moi : Dis... je les connais tes potes ?
Tom : Non.
Moi : Je les ai déjà vus ?
Tom : Euuh... une fois il me semble.
Moi : Ah... et ils sont gentils ?
Tom : Oui.
Moi : D'accord. Et on les rejoint où ?
Tom : Dans un parc.
Moi : Ils savent que je viens ?
Tom : Non.
Moi : Ils vont pas gueuler ?
Tom : Non plus.
Moi : Et
Tom : (me coupant) Stop ! Tu arrêtes avec tes questions ?
Moi : Ben pourquoi ?
Tom : Ça saoul.
Moi : Oh ben va t'faire toi aussi.


___Il pouffe de rire et le reste du trajet se passe en silence. Nous arrivons ensuite dans un parc et approchons près de trois gars. Nous allons les saluer et j'en profite pour les détailler. Ces mecs sont ceux que j'ai vus l'année dernière... quand nous étions devant le lycée. Et bien, ils n'ont pas changés...


Tom : Bon Lucy, j'te présente Teddy, Dave et Peter.
Teddy : (riant) C'est ta meuf ?!
Tom : Non, celle de mon frère. Pourquoi ris-tu ?
Teddy : Non comme ça. Je trouvais juste bizarre que toi t'ai une meuf.
Dave : Moi c'que je trouve bizarre, c'est qu'une fille comme ça sorte avec un mec comme Bill. Il est minable ce mec !
Moi : Si lui est minable, toi tu es une sous-merde alors.
Dave : Mais moi j'me maquille pas et je m'habille pas comme une meuf !
Moi : P'tête. Mais lui il a son style et c'est pas un putain de wesh.
Dave : C'est gentil pour Tom ça.
Moi : Il sais ce que je pense de lui. Il ne le prendra pas pour sa personne... toi tu devrais par contre.
Dave : (regardant Tom) Hey mais dis quelque chose toi !
Tom : J'ai rien à dire, tu l'as cherchée en insultant mon frère. Et si elle ne l'aurais pas ramenée, c'est moi qui l'aurais fait.


___Il me lance un regard noir et baisse la tête suite à la phrase de Tom. S'il crois me faire peur le pauvre, c'est loupé. En tout cas, une chose est clair, ce mec je ne l'aime pas.


Peter : Alors, quoi de beau gros ?
Tom : Ben pas grand chose, et vous ?
Peter : Pff... ben rien non plus. Bientôt les cours quoi, ça fait chier.
Tom : Parle pour toi.
Teddy : Tu ne retournes toujours pas en cours ?
Tom : Non. J'ai un boulot, je le garde...
Teddy : T'as bien raison. Mais j'vois même pas pourquoi tu bosses...
Tom : Je ne veux pas rien faire de mes journées... pis ça va pas me tuer.
Teddy : Ouais j'avoue...
Peter : Et Bill va bien ?
Tom : Ouais. Il a tout pour être heureux lui... il a son appart, ça fait un an qu'il est avec Lucy et il a un boulot qu'il aime.
Peter : Ah ben comme ça...
Teddy : J'suis bien content pour lui. Il me faisait d'la peine avant d'être rejeté par tout le monde.
Tom : Les gens sont cons de nos jours, faut pas leur en vouloir...


___Je pouffe de rire en devinant pour qui il a dit cette phrase. Et le principal concerné me lance, à nouveau, un regard noir. Je ne serai pas une fille, il m'aurais frappé depuis longtemps, je le sens... Les gars s'assoient donc dans l'herbe et commencent à parler entre eux. Je m'éloigne donc quelques minutes et tente d'appeler Bill...


Bill : Oui ?
Moi : C'est moi...
Bill : Ohh mon c½ur, ça va ?
Moi : Oui. Mais je m'ennuie. Et toi ?
Bill : Ben ça va... T'es où là?
Moi : Avec Tom et ses potes dans un parc.
Bill : Ben qu'est-ce que tu fous là-bas ?
Moi : Tom à voulu m'emmener. Mais à peine arrivée là-bas que j'me suis prise la tête avec un gars.
Bill : Pourquoi ?
Moi : Dave à commencer à baver sur toi. J'me suis énervée et... et voilà quoi.
Bill : Mais quel connard celui-là !
Moi : Oui. Je l'aime pas du tout. J'ai comme une impression qu'il veut m'en coller une en plus.
Bill : Ouais ben qu'il te touche et il est mort...
Moi : Mmh...
Bill : Je viens te rechercher, d'accord ?
Moi : Ben non ! Ton boulot !
Bill : Je le terminerai chez nous. J'ai juste à finir le croquis d'un tee-shirt.
Moi : T'es sur ?
Bill : Ben oui, pourquoi ?
Moi : J'veux pas que tu dises que c'est de ma faute si t'as pas fini.
Bill : T'inquiètes pas pour ça.
Moi : D'accord...
Bill : T'es au parc de Leipzig ?
Moi : Oui.
Bill : Bon ben j'suis là dans moins de 1o minutes. Tu restes où tu es, d'accord ?
Moi : Oui. On est pas loin de l'entrée donc tu nous verras vite.
Bill : D'accord. A tout de suite. Je t'aime.
Moi : (murmurant) Moi aussi.


___Je souris comme une débile et pars m'installer pas très loin des garçons. A quoi bon rester avec eux, mis à part pour me prendre la tête avec ce Dave ? Je m'allonge donc dans l'herbe et regarde les nuages pendants quelques minutes jusqu'à ce qu'une personne s'installe près de moi. Je me rassoie donc correctement et lance un faible sourire lorsque j'aperçois Peter.


Peter : Fais pas gaffe à Dave, il est pas net ce gars.
Moi : Pourquoi vous trainez avec dans ce cas ?
Peter : C'est le frère de Teddy...
Moi : Ah ok, je comprend mieux... ben ils n'ont pas la même mentalité ces deux là.
Peter : J'avoue... J'ai cru comprendre que ça fait un an que tu es avec Bill?
Moi : Oui, ça a fait un an le 11.
Peter : Je suis bien content pour vous.
Moi : Merci... Ça fait longtemps que tu connais Bill ?
Peter : 3 ans. Mais on est pas super proche lui & moi.
Moi : Pourquoi ?
Peter : Il croit que je suis comme Dave et comme tout les autres cons dans son genre, donc que je ne l'accepte pas comme il est.
Moi : Il a du mal à faire confiance aux gens.
Peter : Et c'est compréhensible.
Moi : Oui.
Peter : Mais tu es avec lui maintenant, donc tout va mieux je présume.
Moi : Exact.
Peter : Et toi, toujours aussi connue ? (sourire)
Moi : Oui. Et j'en ai pour un bon bout de temps je pense.
Peter : Arf...
Moi : C'est bizarre que je t'ai vu qu'une seule fois...
Peter : Tom ne veut pas trop qu'on vienne chez toi. Il nous fais venir seulement quand Bill et toi vous partez.
Moi : Ben... il est con lui !
Peter : Il se sens pas trop chez lui...
Moi : Mais quel abruti, j'vais le tuer !
Peter : (riant) C'est bien Tom ça...
Moi : (souriant) Oui... Va falloir que je parle avec lui j'pense
Peter : Mais tu vas parler avec quelqu'un d'autre avant. (me faisant un signe de tête) Ton Bill arrive.


___Je souris, le remercie et cours dans les bras de mon brun. Il embrasse mes lèvres à plusieurs reprises et je me blottis contre lui. C'est si bon d'être dans les bras de l'homme qu'on l'aime.


Bill : Il ne t'as pas reparlé l'autre gros con ?
Moi : Non. J'crois qu'il a compris que j'me laisse pas faire.
Bill : Ouais ben qu'il fasse une remarque devant moi et j'le massacre.
Moi : Laisse tomber, il n'en vaut pas la peine ce mec.
Bill : Il t'as dis quoi au juste ?
Moi : Il sais pas comment un mec comme toi se tape une fille comme moi. Et t'es un minable.
Bill : Mais de quoi il s'occupe lui ?! Si moi j'suis un minable lui c'est
Moi : (le coupant) Une sous-merde. Je lui ai dis.
Bill : (riant) Tu mâches pas tes mots toi
Moi : Faut pas s'en prendre aux gens que j'aime, c'est tout


___Il embrasse mon front suite à ma phrase et je reste collée contre lui pendant quelques minutes. Et plus précisément, jusqu'à ce que Tom nous appelle. Il lie alors ses doigts aux miens et nous avançons vers eux. Bill sert ensuite la main aux gars, sauf Dave bien entendu et il s'assoie près de son frère. Je m'assoie donc sur ses genoux et la discussion commence :


Tom : Ben qu'est-ce que tu fais là ?
Bill : Beeeen... j'avais envie de venir, c'est tout.
Tom : Et ton boulot ?
Bill : Je terminerai ce soir à la maison.
Tom : Toi... t'es en train de mentir.
Moi : Ouais. Je lui ai dit de venir car j'me fais chier. Et une personne en particulière me fais chier. Donc il est venu, c'est tout.
Tom : D'accord...
Peter : Comment tu vas, Bill ?
Bill : Ben écoute, ça va. Et toi ?
Peter : Idem. Alors comme ça, tu travailles maintenant ?
Bill : Hé oui. Je travaille dans la mode.
Peter : Oh ben ça va. C'est ta spécialité si on peux dire ça comme ça.
Bill : Oui j'avoue. Et c'est toujours mieux que d'être en cours et de m'en prendre plein la gueule.
Dave : Je dois me sentir visé ?
Bill : En quelque sorte.
Dave : Oh je vois. Mademoiselle Lucy a été se plaindre à Môssieur Bill...
Bill : Même si c'est le cas, ça ne te regarde pas.
Dave : Bien sur que si, c'est de moi dont vous parlez !
Bill : Tu ne t'es pas gêné de baver sur moi quand j'étais pas là toi ! Devant ma copine en plus, t'es vraiment pas malin...
Dave : Je t'emmerde Kaulitz ! Mais à un point !
Bill : Et moi dont ?!
Dave : Je me fou de ce que tu dis et de ce que tu penses de moi !
Bill : C'est moi qui devrait te dire ça ! Ne confond pas les rôles !
Dave : Ah oui ?! Et pourquoi ça ?!
Bill : P'tête parce-que c'est de moi qu'on a dis que je n'avais rien à faire avec une fille comme Lucy. Et c'est moi qui c'est fait insulté de minable !
Dave : Et c'est la vérité !
Bill : Tu penses ce que tu veux de moi. En tout cas, j'suis p'tête minable mais moi j'ai un avenir au moins ! Et une copine ! Toi t'es tellement con que tu redoubles pratiquement tout les ans, tellement moche que t'es pas sorti avec une fille au cours des dix dernières année alors te mêles pas de choses dont t'es encore pire que moi ! C'est tout c'que j'ai à te dire.


___Dave le regarde, incrédule et me lance un regard noir. Le pire dans tout ça, c'est que c'est lui qui fous la merde et il a encore le culot de me regarder de travers !


Bill : Et la regarde pas comme ça, elle y est pour rien !
Dave : C'est bien elle qui a tout été cafté !
Bill : Et alors ?! C'est tout à fait normal !
Moi : Si tu voulais pas qu'il le sache, évite de le critiquer quand j'suis là, c'est tout !
Dave : Toi la peste, je t'ai rien demandé ! Qu'il l'apprenne ou pas, j'en ai rien à foutre !
Bill : Et moi je me fou totalement de tes critiques ! Tant que ça sort de ta bouche, ça ne m'atteins pas. Je ne t'ai jamais aimé, je ne t'aime pas et je t'aimerai probablement jamais donc voilà ! Si t'essayes de me blesser avec tes mots, c'est mort. (attrapant mes hanches) Viens bébé, on y va. On reste pas plus longtemps avec ce con. La connerie va nous monter à la tête.


___J'acquiesce et peu de temps après, nous nous retrouvons devant l'entrée du parc. Je vais directement m'installer sur le capot de la voiture de Bill et ce dernier ne tarde pas à arriver. Il se positionne entre mes jambes, lie ses doigts aux miens et me regarde droit dans les yeux. C'est vrai qu'il a changé quand même. Pas physiquement, non, ça il est et il restera toujours aussi magnifique. Mais mentalement. Il est devenu vachement plus fort et il ne se laisse plus marcher dessus...


Bill : T'es belle...
Moi : Non.
Bill : Ben bien sur que si.
Moi : J'ai l'impression d'être moche depuis quelque temps.
Bill : (étonné) Pourquoi tu dis ça ?
Moi : Plus aucun mec me drague...
Bill : C'est normal puce, ils savent très bien que t'es casée...
Moi : Ouais, mais avant ils venaient quand même.
Bill : Ils savaient très bien comment tu étais et ils croyaient p'tête que ça ne marcherai jamais nous deux. Alors ils tentaient leur chance...
Moi : T'es sur ?
Bill : Bien sur que oui. J'ai jamais vu une fille aussi belle que toi.


___Je souris et pose mon visage contre son torse. Mes mains vont se réfugier dans les poches arrières de son jean et je ferme les yeux. C'est tellement rassurant d'entendre ces mots sortirent de sa bouche...


Moi : Tom va nous en vouloir...
Bill : Non.
Moi : Comment peux-tu en être aussi sur ?
Bill : Il n'aime pas Dave... mais comme c'est le frère de Teddy, il est obligé de le voir.
Moi : C'est un peu bizarre leur histoire.
Bill : Arf, pas tellement. C'est comme si toi tu n'aimais pas Tom mais que t'était obligée de le voir parce-que t'es avec moi.
Moi : Ouais... Et tu sais pourquoi Tom n'invite jamais ses potes à la maison ?
Bill : Hm... non ?
Moi : Parce-qu'il se sent pas chez lui. Ou alors, il les invite quand on part une journée toi & Moi.
Bill : Ben il est con lui !
Moi : (riant) C'est c'que j'ai dis à Peter.
Bill : Faut que j'parle avec lui...
Moi : Oui.
Bill : C'est Peter qui te l'a dis ?
Moi : Oui, quand je t'attendais
Bill : D'accord. T'as l'air de bien t'entendre avec lui...
Moi : Been... disons que c'est le moins con des trois.
Bill : Mmh.
Moi : T'as pas l'air convaincu ?
Bill : Non mais... je sais pas. Je ne lui fais pas confiance à ce mec.
Moi : Il t'aime bien tu sais ?
Bill : Comment peux-tu le savoir ?
Moi : Il me l'a dis. Et je l'ai trouvé sincère.
Bill : P'tête mais je ne lui fait pas confiance. Il est comme tout les autres je pense.
Moi : Ah. Ben moi j'trouve pas.
Bill : Pis j'vais pas aller faire confiance à un mec que j'connais pas. Fin, presque.
Moi : Je t'ai pas dis de lui faire confiance ! Je te dis juste qu'il t'aime bien, confond pas tout !
Bill : Ben t'énerves pas mon c½ur.
Moi : Ben si ! Tu comprends rien.


___Je l'entend soupirer et il pose son visage dans mon cou. Je me suis un peu emportée pour rien, mais j'ai horreur de ça quand il fais sa tête de mule...


Bill : Ou veux-tu aller ?
Moi : Ben on rentre chez nous.
Bill : Pourquoi veux-tu rentrer si tôt ?
Moi : T'as du boulot, tu l'as dis toi-même.
Bill : Je peux le faire ce soir, ça presse pas. Pour une fois qu'on a du temps tout les deux, autant en profiter, non ?
Moi : Si tu veux.
Bill : Ça n'a pas l'air de te faire plaisir en tout cas.
Moi : Bien sur que si.
Bill : Bon bah allons-y.


___Il embrasse chastement mes lèvres et nous entrons dans la voiture. Nous démarrons aussitôt et il prend la direction du centre-commercial.


Moi : Qu'est-ce qu'on va faire au centre commercial ? Y'a que des magasins.
Bill : Et alors ?
Moi : Ben tu veux pas qu'on fasse du shopping.
Bill : Mais j'ai jamais dis ça ! J'ai juste dit qu'il fallait limiter un peu le shopping !
Moi : Ouais ben moi j'en ai marre. J'veux être celle d'avant.
Bill : T'es toujours la même Lucy
Moi : (m'énervant) Non ! J'ai changée ! Je suis devenue encore plus conne, plus naïve ! J'ai pu mon putain de caractère ! J'suis plus la même, plus du tout...


___Suite à mes phrases, les larmes dévalent toutes seules le long de mes joues. Et en plus de ça, je pleure pour rien. Je ne suis plus la Lucy d'avant et vous ne pouvez pas savoir à quel point ça m'énerve. Il a des choses sur lesquelles je suis satisfaite, mais d'autre non. Et ça, tout le monde peut le comprendre... Suite à mon mal-être, il se gare sur le premier parking, se détache et viens me coller contre lui. Ses mains frictionnent mon dos pour me calmer mais rien n'y fait.


Bill : Bébé...
Moi : Lâche-moi.
Bill : (soupirant) J'y suis pour rien.
Moi : Je m'en fou.
Bill : Arrête.
Moi : Non !


___Il patiente quelques minutes, le temps de me calmer et il reprend calmement la parole :


Bill : Pourquoi n'acceptes-tu pas ce changement ?
Moi : Je sais pas. Avant j'avais une grande gueule et ce mec là, je l'aurais pas remballée comme je l'ai fait mais j'aurais fait pire. C'était rien là. Je pleure pour un rien. J'me plains tout le temps. Je suis plus la même et ça m'saoule.
Bill : Ben moi j'te dis que t'es mieux comme ça.
Moi : Non. Pis tu m'donnes tes ordres et moi je t'écoute. Ça va plus ça. Avant je t'aurais envoyé chier, mais d'une force !
Bill : Quand est-ce que je t'ai donné des ordres ?
Moi : Je sais pu. Mais déjà, limiter le shopping, je peux plus. Je veux en refaire quand j'en envie, comme avant !
Bill : Je veux juste faire comme les gens normaux, Lucy. J'veux pas qu'on nous pointe du doigts dans la rue en disant : 'Eux, ils sont bourrés de fric'
Moi : Ouais ben moi je m'en fou. Je suis bourrée de tune et je l'assume ! Maintenant, que tu le veule ou pas, j'recommencerai comme avant. On peux pas se priver pour faire comme tout le monde Bill. On a une vie de rêve alors profitons, c'est tout.
Bill : T'as surement raison.
Moi : J'ai toujours raison.
Bill : (souriant) Oui. Bon ben... allons exploser les cartes bancaires !


___Je souris contre son torse et il relève mon visage pour poser ses lèvres sur les miennes. Je me réinstalle ensuite correctement et essuie mes larmes tandis que Bill remet sa ceinture et qu'il reprend sa route. Ça fait tout de même du bien de vider son sac...


Bill : Dans quel magasin veux-tu aller ?
Moi : Je sais pas. Gare toi et on ira dans le premier qu'on trouve.
Bill : Comme tu veux.


___Il me lance un discret clin d'½il et il se gare quelques minutes plus tard. Nous sortons donc de la voiture et nous marchons main dans la main vers des magasins. Mais, a mon grand étonnement, Bill entre dans un magasin pour bébé. J'ouvre grand les yeux, choquée et le suis.


Bill : (riant) Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Moi : Ben pourquoi tu entres dedans ?
Bill : (embrassant mon front) Tu vas bien attendre un enfant, non ?
Moi : Mais c'est pas pour tout de suite.
Bill : Et alors ? On peux p'tête aller faire un tour, non ? Ou tu as p'tête peur qu'un journaliste te croise dans les parages...
Moi : Je m'en fiche de ça. Je les emmerde tu sais.
Bill : Alors continuons.


___J'acquiesce et nous nous dirigeons vers les lits. Nous les regardons quelques minutes puis Bill prend soudainement la parole :


Bill : Au fait, tu veux une fille ou un garçon ?
Moi : Des filles.
Bill : (étonné) Des ?
Moi : Ouep. Je veux des jumelles ou des triplettes.
Bill : Ben t'es folle ! Tu sais pas le boulot que c'est !
Moi : Tu parles pour ta mère ?
Bill : Non. Tom était peut-être chiant à sa naissance mais moi j'étais un enfant modèle... ma mère te le confirmera.
Moi : (le frappant sur l'épaule) Regarde-moi le ! Ça va les chevilles ?
Bill : Nickel. Et les tiennes ?
Moi : T'es désespérant...


___Il rit devant mon air décapité et reprends presque aussitôt la parole :


Bill : J'ai envie d'acheter un lit...
Moi : (soupirant) Bill ...
Bill : Ben quoi ?
Moi : On a neuf mois pour ça. Voir p'tête plus.
Bill : Ça coute quoi d'en acheter un en avance ?
Moi : Ça coute que ça va faire un bordel pas possible dans l'appart. Ensuite, si on se ramène avec ça, Tom va tout de suite s'en douter. Et pour finir, qui te dis que j'vais tomber enceinte ?
Bill : Ça ne prendra pas de place du tout ! On le cache dans notre chambre pour pas que Tom le découvre et on le mettra ensuite dans la chambre vide quand tout le monde sera au courant.
Moi : (peu convaincue) Mouais...
Bill : Et puis, t'inquiètes pas, tu seras enceinte j'te dis. J'suis pas stérile (grimaçant) Du moins, je ne pense pas.
Moi : Non mais c'est pas ça... mais... qui te dis que j'peux en avoir moi ?
Bill : Arrête de penser à ça. Tu tomberas enceinte, tu verras.
Moi : J'espère...
Bill : Bon... on le prend le lit ou pas ?


___Ne voyant aucune réponse de ma part, il me fait une moue toute triste et, obligatoirement je cède. Comment lui refuser quelque chose quand il vous fait une tête pareille ? C'est impossible ! Nous choisissons donc ensemble un lit et une fois trouvé, nous continuons d'explorer les rayons.


Bill : On peux prendre une poussette aussi ?
Moi : Non.
Bill : S'il te plait...
Moi : (soupirant) Tu m'fais chier...
Bill : (frappant dans ses mains) Trop cool !
Moi : J'peux rien te refuser, j'en ai marre !


___Il rit et nous nous mettons d'accord sur une poussette, ou plutôt... un landau. Je trouve que c'est plus confortable pour un nouveau-né. Évitant d'acheter autre chose de trop volumineux, je propose d'aller à la caisse et il accepte. Mais, malheureusement pour moi, j'ai la très mauvaise idée de passer devant le rayon des peluches. Je n'ai d'ailleurs même pas le temps de lui dire qu'on achète plus rien qu'il est déjà dans le rayon, deux peluches dans les mains. Je soupire et m'approche donc de lui.


Moi : T'es pire qu'un gamin dans un magasin de jouet toi.
Bill : J'y peut rien, regarde comment ils sont trop beaux
Moi : Oui ben tu lui en choisi un et c'est tout !
Bill : D'accord
Moi : Et n'en prend pas avec des pièces, j'veux pas que ça ce décolle et qu'il s'étouffe avec.
Bill : Ah oui... pas con.


___Il embrasse ma joue et se lance à la recherche d'une peluche. Une fois celle-ci trouvée, je me dépêche d'aller à la caisse avant que Bill ne trouve autre chose à acheter. Je paye donc nos achats et nous remontons en voiture. Inutile d'aller dans d'autres magasins, ils ne vont pas tarder à fermer. Nous avons mis tellement de temps à nous décider pour le lit et le landau que je n'ai même pas vu le temps passer...


Moi : Heureusement qu'on était venus juste pour regarder.
Bill : (riant) Oui. Ça n'a pas l'air de t'enchanter tant que ça toi.
Moi : Si si. C'est juste que j'veux pas que Tom l'apprenne pour le moment. Surtout que rien n'est sur.
Bill : Il ne l'apprendra pas. Le carton du lit, on le cachera dans notre armoire. On laisse le landau dans le coffre de la voiture et le nounours ben... dans l'armoire aussi. Il ne verra rien.
Moi : (souriant) D'accord.


___Il pose sa main sur ma cuisse et nous retournons chez nous. Par chance, Tom n'est encore pas rentré, nos en profitons donc pour placer la carton du lit de bébé dans l'armoire ainsi que la peluche. Nous retournons ensuite dans la cuisine et je commence à préparer la table.


Moi : Steak / Frites, ça te va ?
Bill : Parfait. Mais... tu veux pas qu'on commande quelque chose ? Ou qu'on mange au resto ?
Moi : Ben... ça me tente pas trop. Pourquoi, tu veux y aller ?
Bill : Non, c'est pour toi que j'dis ça. Ça t'empêchera de le faire.
Moi : Ça me dérange pas, t'inquiètes.
Bill : Tu veux que je t'aide ?
Moi : (souriant) Si tu veux. Fait cuir les steak.
Bill : D'accord.
Moi : Mais tu m'en fais pas à moi.
Bill : Oui je sais. T'aime pas la viande. J'en fais un pour Tom ?
Moi : Ouais. S'il rentre pas dans les minutes qui suivent, il le fera réchauffer pis c'est tout.


___Il acquiesce et se me tout de suite au boulot. Je termine donc de mettre la table et passe tout de suite au frites. Mais, au moment de les éplucher, mon portable se met à sonner. Je regarde mon écran et constate que ma cousine est en train de m'appeler. Je décroche en quatrième vitesse et prend la parole :


Moi : Han! Tu vas bien ?!
Tiffany : Oui bof.
Moi : (soupirant) Il a recommencé ?
Tiffany : Oui. Quand tu es partie...
Moi : Putain ! Mais quel enculé !
Tiffany : Hum...
Moi : T'as pris une décision ?
Tiffany : Pas trop le choix si j'veux voir ton gosse et si j'veux pas me retrouver dans une tombe.
Moi : (souriant) Ah ben tu vois.
Tiffany : Arrête, ça n'a pas été facile.
Moi : Ben j'me doute...
Tiffany : Je... je le lâche demain. Je... tu... fin, vous pouvez ou pas ?
Moi : Moi je peux. J'pense que Bill aussi... mais après 16h quoi, vu qu'il bosse. Et Gus' et Georg, j'pense qu'ils peuvent aussi.
Tiffany : Et Tom ?
Moi : Il viendra. T'en fais pas.
Tiffany : D'accord je... merci.
Moi : Y'a vraiment pas de quoi. C'est normal c'que je fais.
Tiffany : Hum... Je te remercierai jamais assez pour c'que tu fais pour moi Lucy... et tu sais, même si j'te disais que je te détestais c'est... c'est pas vrai. Je t'ai toujours aimée, Je n'ai fait que suivre ton jeu.
Moi : (les larmes aux yeux) Arrête. On dirais que tu me fais des adieux.
Tiffany : Mais non. Fin on sais jamais hein. On sais pas ce qu'il peux se passer avant demain. Mais je... je tenais à te le dire. T'as la place la plus importante à mes yeux et ça l'a toujours été. J'veux que tu fasses gaffe à toi et que tu fasses pas la même connerie que moi.
Moi : Ça n'arrivera pas, j'suis avec Bill et il est pas comme lui, tu le sais. (essuyant mes larmes, en riant) T'es contente, tu m'as fait pleurer !
Tiffany : Désolé. Mais j'tenais à te le dire.
Moi : C'est pas grave. Ça me fais plaisir c'que tu me dis...
Tiffany : Hum... j'te laisse. Je t'appelle demain pour te dire comment ça va se passer, d'accord ?
Moi : Oui.
Tiffany : A demain. Prend soin de toi.


___J'acquiesce et repose mon téléphone sur la table. J'essuie ensuite les larmes qui continuent de couler sur mes joues et Bill ne tarde pas à venir vers moi. Il ouvre ses bras en grand et je me réfugie contre lui.


Bill : Qu'est-ce qui ce passe ?
Moi : Elle le lâche demain...
Bill : Et tu pleures pour ça ?
Moi : Non. Elle m'a dis des trucs trop beaux. Pis ça semblaient comme des adieux...
Bill : Mais ce n'est pas le cas. On va l'aider, d'accord ?
Moi : Oui...
Bill : On doit être chez elle pour quelle heure ?
Moi : Je sais pas. Elle m'appelle demain.
Bill : D'accord. Le plus tôt que j'puisse faire, c'est 16h30.
Moi : Non mais ce sera bon, t'inquiètes pas.


___Il essuie les larmes qui perlent encore sur mes joues, embrasse mon front et part s'occuper du repas. Demain va être une dure journée. Mais une chose est sure, je ferai tout pour aider ma cousine... Tout !

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 15:38

Modifié le mardi 15 décembre 2009 15:51

. __Chapitre 74__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

. __Chapitre 74__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
14 Aout 2oo9
 
___16h15. Nous sommes tout les six dans le train. Six ? Oui... Andreas à voulu se joindre à nous. Cela m'a paru d'ailleurs assez étrange vu qu'il n'est pas super proche de ma cousine mais je n'ai pas cherchée plus loin. J'espère juste que tout ce passera pour le mieux...
 
 
Andreas : Ben... vous n'êtes pas partis en vacances vous !
Bill : Non.
Andreas : Comment ça c'fait ?
Bill : J'sais pas. On n'en a pas parlés. Pis à cause de mon boulot aussi.
Moi : C'est pas qu'à cause de ton boulot ! Met pas tout sur ton dos !
Bill : Ben c'est en partis à cause de ça ! Je ne bosserai pas, on serait partis.
Moi : Oui mais même, on va pas s'plaindre. Tu bosses et pis voilà, c'est comme ça. On a quand même passés des bons moments, c'est le principal.
Georg : Ouais, les seuls sont sous la couette...
Moi : Qu'est-ce que t'en sais ?
Georg : Ben désolé mais vous n'êtes pas beaucoup sortis.
Moi : Le déménagement et les travaux ont pris du temps.
Georg : Certes. Mais bien avant ça, vous auriez pu partir.
Moi : C'est pas ton problème Georg.
Georg : Mais c'est pour toi que j'dis ça. T'es une fille qui à l'habitude de sortir et là, tu te retrouves enfermée chez toi à faire le ménage et la bouffe toute la journée.
Moi : J'ai voulu un appart avec Bill, j'assume maintenant.
Georg : Ouais, ben tu verras qu'un jour, tu vas péter un câble, c'est tout...
Moi : Mais comment veux-tu que je sorte ?! La gare est assez loin ainsi que le centre-commercial ! Et j'me vois mal me taper ces kilomètres à pieds !
Georg : Ben tu m'appelles et je t'emmène.
Moi : T'as pas que ça à foutre de me trimballer partout !
Georg : Si j'te le propose c'est que ça m'dérange pas, au contraire. J'peux même rester avec toi si tu veux.
Moi : Hm... Merci.
 
 
___Il me souris et je regarde l'heure. 16H21. Nous allons arriver dans 5 minutes. Nous marcherons ensuite jusque chez ma cousine et une fois là-bas, elle nous donnera toute les instructions.
 
 
Gustav : Tu retournes en cours cette année, Lucy ?
Moi : Ouais surement. Pourquoi ?
Gustav : Non comme ça. T'es pas trop loin du lycée en plus, donc ça va.
Moi : Ouais mais même, Bill continuera à m'emmener.
Andreas : (riant) Faignante.
 
 
___Je souris et me lève lorsque la voix nous indique que nous sommes arrivés à Berlin. Les gars ne tardent pas à imiter mon geste et nous sortons du train quand celui-ci s'arrête. Nous sortons ensuite de la gare et marchons en direction de chez ma cousine. Seul Georg nous abandonne. J'interroge d'ailleurs les gars mais personne ne me répond... sympa !
 
 
Tom : On doit aller direct chez elle, c'est ça Lucy ?
Moi : Hum.
Andreas : (riant) On se croyait dans une mission secrète là.
Moi : Ouais ben j'aurais préféré éviter hein !
Bill : On se doute puce, ne l'agresse pas.
Moi : Je ne l'agresse pas.
Bill : Ah... ben on dirait.
Moi : Non.
Tom : Elle est stressée Bill, la fait pas chier.
Bill : Ben je l'emmerde pas ! Je lui dis juste de ne pas être agressive !
Tom : Toi quand t'es stressé, tu agresses tout le monde alors comprend là ! Et t'es encore pire que ça.
Bill : Tu m'fais chier toi. Occupes-toi d'ton cul.
 
 
___Tom soupire suite à la phrase de son frère et nous terminons le trajet sans rien dire. Une fois devant chez ma cousine, j'entre chez elle et elle saute directement dans mes bras. Nous restons enlacées pendant de longues minutes et c'est l'apparition des gars qui cassent ce moment très rare. Les gars lui font donc la bise et elle remarque presque aussitôt l'absence de Georg.
 
 
Tiffany : (paniquant) Où est Georg ?
Tom : Il va arriver, ne t'inquiètes pas.
Tiffany : T'es sur hein ?
Tom : J'ai déjà menti ?
Tiffany : (baissant le visage) Non.
Tom : Tu vois. Donc il va arriver.
Moi : Où est Oliver ?
Tiffany : Chez ses potes. Il revient dans 1o minutes...
Moi : Et que doit-on faire ?
Tiffany : Je... vous allez aller dans la chambre et dès que... fin s'il me frappe, ce qui est plus que sur, ben vous venez. Fin je ne sais pas...
Gustav : Je pense que c'est bon. Ça ira, t'inquiètes pas.
Tiffany : Tu parles. T'façon vous vous faites du mal pour rien. Il reviendra...
Moi : Je ne pense pas, non.
Tiffany : Je te dis que si. Je le connais et
Moi : (la coupant) Non. Il ne reviendra pas pendant un bon bout de temps. Fais-moi confiance, d'accord ?
Tiffany : Hum. Je... tu peux rester avec moi ?
Moi : Quand ça ?
Tiffany : Quand je le quitterai. Il va encore s'énerver et ... et je
Moi : (la coupant) Pas d'soucis. Je reste près de toi. Ok ?
 
 
___Elle me lance un p'tit sourire forcé et nous restons de long moment sans rien dire. Georg apparaît quelques minutes plus tard et elle se sent comme rassurée. Mais pas très longtemps... surtout quand elle aperçoit Oliver arriver. Elle se met à paniquer comme pas possible et demande donc aux gars d'aller attendre dans la pièce qu'ils veulent. Ils acquiescent et ils partent sans un bruit. Nous restons donc ensemble un moment jusqu'à ce que la porte s'ouvre à la volée. Comme la dernière fois, il regarde méchamment qui se trouve à coté de ma cousine et il me refait son sourire de faux-cul. Sauf que cette fois-ci, je ne lui réponds pas. Il se dirige alors vers ma cousine et tente de l'embrasser mais elle se dégage.
 
 
Oliver : Qu'est-ce qui ce passe ?
Tiffany : Ne me touches plus.
Oliver : En quel honneur ?
Tiffany : J'veux pu. Lâche-moi.
Oliver : (attrapant fortement son bras) Tu m'expliques ce qui ne va pas ?!
Tiffany : Tu... tu me fais mal au bras.
Oliver : Explique moi j'te dis !!
Tiffany : Mais merde... j'en ai marre d'me faire taper tout les jours !! J'veux pu de tout ça, j'veux pu de toi, j'veux être seule ! Disparaît !
 
 
___J'ouvre grand les yeux , choquée par ce qu'elle viens de lui dire et ma bouche s'ouvre aussi lorsque je le voit attraper ma cousine par le tee-shirt et la coller violemment contre le mur. Elle pousse un gémissement de douleur et il en profite pour se coller encore plus à elle tout en lui hurlant dessus. Et moi, je n'ose plus bouger. Non pas qu'il me fait peur, loin de là, mais voir ma cousine dans un tel état me choque énormément...
 
 
Oliver : Écoute moi bien sale garce, essaye de me quitter et tu ne finiras pas ta vie ! C'est bien clair ?!
Tiffany : N-non. J'veux pu de toi. Dé-dégage !
Oliver : C'est moi qui commande ici, tu comprends ?! Et c'est pas une gamine dans ton genre qui va me faire peur !
Moi : Lâche-là. Tout d'suite !
 
 
___Il me regarde, éclate de rire et viens violemment gifler ma joue. Je ne m'y attendais tellement pas que je me retrouve maintenant par terre. Je pose donc ma main sur ma peau meurtrie et il en profite pour faire de même à ma cousine.
 
 
Moi : Sale gros conard ! Crève !
 
 
___Ses yeux se tourne vers moi et il relâche Tiffany -comme une grosse merde- pour avancer vers moi. Et c'est à ce moment là que Georg en profite pour courir vers lui et l'attraper par le cou. Oliver essaye donc de se débattre mais rien n'y fait, mon cousin le maintient trop fermement.
 
 
Bill : Lucy !
 
 
___Je tourne le visage vers Bill qui cours. Il s'accroupit ensuite face à moi et me prend aussitôt dans ses bras.
 
 
Bill : Tu vas bien ? Il t'a pas fait trop mal ?
Moi : Non... non ça va. C'est juste que je ne m'y attendais pas sur le coup.
Bill : Putain mais il a vraiment pas de couilles pour taper des nanas ce mec !
Moi : C'est bon Bill, arrête. Je vais bien ok ? Il m'a juste foutu une claque dans la gueule, il ne m'a pas plantée hein !
Bill : Mais même, il n'avait pas à le faire !
Moi : Je sais. Mais c'est fait maintenant...
Bill : Je devrais aller lui en foutre une moi aussi !
Moi : (riant) Mais arrête Bill ! Stop, on en parle plus !
 
 
___Il acquiesce difficilement et embrasse mes lèvres à plusieurs reprises. Je lui demande ensuite de sortir de la maison, et de demander aux autres de le faire et il accepte. Je me retrouve donc bien vite seule avec ma cousine et le silence règne dans la pièce. J'approche doucement d'elle et la sers à nouveau dans mes bras. Son visage vient de suite se caler dans mon cou et des larmes ne tardent pas à venir s'écraser sur celui-ci. Ça me fait mal de la voir comme ça, aussi faible et sensible. Elle qui, d'ordinaire est forte...
 
 
Tiffany : C'est fi-fini hein ?
Moi : Oui. Il ne reviendra plus.
Tiffany : Où est-il ?
Moi : Les gars s'en occupent je pense. Il va payer pour tout ce qu'il t'a fait.
Tiffany : Il t'a frappé à c-cause de moi.
Moi : C'est rien, ok ? Georg s'en occupe j'te dis. Il va comprendre c'que ça fait de se faire taper.
Tiffany : T'as vraiment de la chance d'avoir un mec comme Bill. Il est gentil & attentionné avec toi.
Moi : T'en trouveras un toi aussi. Il faut juste du temps.
Tiffany : Je tombe que sur des cons à chaque fois...
Moi : Tu ne prends pas le temps de les connaître aussi... Regarde Bill & Moi, on a mis du temps à se mettre ensemble, mais aujourd'hui on l'est encore.
Tiffany : Vous vous êtes séparés une fois quand même.
Moi : Oui, mais c'était à cause du pari. Tout va mieux depuis.
Tiffany : Ouais... et une fois de plus, c'était de... de ma faute.
Moi : Non. Je ne l'aurais pas accepté, il ne m'aurait jamais lâché. Mais c'est du passé maint'nant, on ne doit pu y penser. On fait tous des conneries.
Tiffany : Hum. A force d'en faire, j'vais finir par croire que ma vie est une connerie...
Moi : Dis pas n'importe quoi...
Bill : (entrant en riant) Lucy ! Je t'ai vengée, j'lui ai foutu mon poing dans la gueule
 
 
___Je soupire, désespérée, et me détache de ma cousine. Celle-ci essuie les dernières larmes perlant sur ses joues et je me retourne vers Bill.
 
 
Moi : Pourquoi tu l'as frappé ?
Bill : Ben pour te venger, j'viens de te le dire. Et parce qu'il m'a insulté de sale pédé.
Moi : Fallait pas.
Bill : Ben pourquoi ?
Moi : J'veux pas que tu ai des problèmes...
Bill : Je n'en aurais pas. Il sait très bien que s'il va porter plainte contre moi, j'pourrais très bien témoigner qu'il frappe des filles...
Moi : Pas con. Dis, j'peux te demander quelque chose?
Bill : Bien sur.
Moi : Tiffany peut dormir chez nous ?
Bill : Ben oui. C'est chez toi aussi, t'as pas besoin d'me demander...
Tiffany : Non mais ne vous inquiétez pas pour moi. J'vais rester ici... j'veux pas déranger.
Bill : Tu ne déranges pas
Tiffany : Non mais... je sais très bien que tu m'aimes pas et je... fin voilà. C'est bon, merci quand même.
Bill : Tant que ça fait plaisir à Lucy, ça me déranges pas...
Moi : Allez viens... j'veux pas te laisser seule ici.
Tiffany : C'est bon, je ne crains rien.
Moi : (soupirant) Allez...
 
 
___Elle soupire, ne dit rien pendant quelques minutes mais fini tout de même par accepter. Elle court donc chercher des affaires pendant que Bill et Moi sortons rejoindre les autres. Je pense que ça va lui faire un bien fou de rester chez moi pendant quelques jours, voir même pendant quelques semaines. Ce qui ne me dérangerait pour rien au monde.
 
 
Moi : Au fait, ça va ta main ?
Bill : Pourquoi ?
Moi : Ben si tu l'as frappé, tu dois avoir mal...
Bill : Ah ! Ben j'ai un peu mal mais ça va...
Moi : T'as quand même la main rouge, elle vire même un peu au bleu.
Bill : Je mettrai quelque chose dessus en rentrant.
Moi : D'accord.
 
 
___Il dépose un baiser sur mon front et nous arrivons enfin vers les mecs.
 
 
Moi : Il est où ?!
Georg : Beeen... il s'est cassé.
Moi : Vous l'avez laissé se barrer comme ça ?!
Georg : Non ! Je lui ai cassé la gueule, je lui ai dit qu'il a intérêt de dégager de la ville et que si je le revois, c'est la gueule dans une tombe qu'il aura. Et que j'hésiterai pas à le dénoncer à la police s'il se rapproche ou touche une nouvelle fois à ta cousine.
Moi : Tu... crois qu'il va revenir ?
Georg : Non. Il flippe trop.
Moi : Ah d'accord... tant mieux alors... Bon, a part ça, vous vous préparez ?
Gustav : On repart déjà ?
Moi : On attend Tiffany et on y va.
Tom : Ohh, elle dort à l'appart' ?
Bill : Oui. Elle dormira surement avec toi par contre.
Tom : D'accord, pas de problèmes.
Georg : Ne lui sautes pas dessus hein !
Tom : Ben c'est bon, j'suis pas con. Je ne suis pas en manque de cul au point de vouloir lui sauter dessus en pleine nuit !
Andreas : On le sait. Il plaisantait. Il a juste voulu te dire d'éviter de trop te coller à elle dans le lit et de
Tom : Hey mais c'est bon ! Elle s'est faite frappée par son mec, pas violée ! Arrêtez votre délire là ! Si vous avez si peur, je dormirais dans le canapé et c'est tout !
Moi : Arrête Tom. J'le sais que t'es pas comme ça moi.
Tom : Ouais ben t'es bien la seule apparemment ! Ça me gave !
 
 
___J'allais répliquer mais l'interruption de ma cousine me fait tout de suite arrêter. Elle ferme alors la porte de chez elle à clé e nous retournons à la gare. Nous achetons nos billets et montons donc dans le train, une fois celui-ci arrivé. Comme pour l'allée, je me place a coté de Bill et nous restons assez éloignés des autres. Nous ne nous adressons pas un mot pendant plus de 45 minutes et c'est seulement quand je me souviens de la fête que Karl fait que je prends soudainement la parole :
 
 
Moi : Han mais c'est l'anniversaire de Karl demain !
Bill : Ahh oui ! Putain j'avais totalement zappé !
Moi : Oui je vois ça. On n'a même pas de cadeaux en plus !
Bill : Ben on ira en acheter un vite fait avant de rentrer chez nous.
Moi : Han...
Bill : Ben quoi ?
Moi : Déjà on ne sait pas ce qu'il aime donc ça va prendre du temps. Et ensuite, je voulais faire quelque chose.
Bill : Ah ? Et quoi donc ?
Moi : (murmurant à son oreille) Hm... Devine. Toi & Moi... nus l'un contre l'autre... seuls dans notre chambre...
Bill : (choqué) Lucy !
Moi : Quoi ? Pas de ma faute si j'ai envie de toi à l'heure qu'il est. Pas de ma faute non plus si j'ai envie de te sentir en moi
Bill : Lucy arrête ! J'vais bander comme un malade dans un train, t'es folle !
Moi : Je ne savais pas que mes mots te faisaient tant d'effets... mais c'est cool.
Bill : Non c'est pas trop cool. Mes jeans sont serrés donc on verra tout !
Moi : Ben tant mieux... tu seras obligé d'me faire l'amour comme ça.
Bill : Non. Je me débrouillerai seul. Et on n'est pas prêt de faire quelque chose toi et moi...
Moi : Pourquoi ?
Bill : Parce-que ta cousine est là et j'ai pas envie qu'elle entende tout.
Moi : D'accord. Alors si tu ne veux pas le faire ici, j'te saute dessus tout de suite et j'te suce.
Bill : (Outré) Lucy !! Arrête de parler comme ça, j'aime pas !
Moi : Ouais ouais... menteur ! Avoue que ça t'excite !
Bill : Non.
Moi : D'accord... ben je vais moi-même aller vérifier vu que t'oses pas le dire.
 
 
___Je ne lui laisse pas le temps de répondre et pose mes lèvres sur les siennes. Ma langue entre aussitôt dans sa bouche et commence une danse endiablée avec la sienne. Je m'installe ensuite à califourchon sur lui et place aussitôt mes mains sur son torse. Je ne sais pas ce qui me prend de vouloir faire quelque chose dans un train, mais tout c'que je sais, c'est que j'ai une envie folle de jouer. Et surtout... jouer avec lui. Je ne tarde alors pas à doucement descendre mes doigts vers son bas-ventre, ouvrir son pantalon passer ma main sous son boxer. Il pousse d'ailleurs un petit cri, surpris, et pose sa main sur la mienne.
 
 
Bill : Lucy j'te préviens, arrête ça tout d'suite !
Moi : Non. En plus, je sens trèèès bien que t'en as envie.
Bill : Ouais ben normal, vu c'que tu me dis.
Moi : Justement, je dois remédier à ça maintenant...
Bill : Non. Quelqu'un pourrait nous surprendre.
Moi : C'est plus excitant. Non vraiment, je ne peux pas te laisser comme ça, je m'en voudrais tellement...
 
 
___Je lui lance un sourire sadique et reprend ma tache. Je regarde d'abord ce que font les garçons et constate que nous ne courrons aucuns risques. Tiffany dort sur l'épaule de Tom, qui lui n'ose même pas bouger. Andreas est plongé dans un livre. Gustav écoute la musique en regardant le paysage tandis que Georg dors, lui aussi. Et les autres passagers, je m'en contre-fou. J'attrape donc son sexe déjà dur et le masse doucement. Bill devient alors tout rouge et plaque sa main sur sa bouche pour retenir ses gémissements. Le pauvre, je suis en train de le masturber dans un train, je deviens complètement tarée. Je continue mes mouvements jusqu'à ce que la voix annonce que nous sommes arrivés à Leipzig. Oup's... j'crois que je suis dans la merde... Il me lance un regard noir, remet correctement son jean et se lève. Il prévient son frère qu'on va aux toilettes -prétextant une envie pressante- et il tire violemment sur ma main pour me faire avancer. Nous sortons alors du train et nous nous mettons à courir. Nous entrons finalement dans les premières toilettes que nous croisons et nous nous enfermons dans une cabine.
 
 
Bill : Bon maintenant tu fais quelque chose, mais j'te laisse pas sortir d'ici tant que j'suis dans cet état.
Moi : Ben qu'est-ce qui t'arrive mon amour ?
Bill : Lucy s'il te plait ! Ça fait mal bordel !
Moi : Bon ça va, j'vais faire quelque chose !
 
 
___Il soupire de soulagement quand il entend mes mots et j'abaisse de suite son jean ainsi que son boxer. Mes mains qui étaient posées sur ses hanches descendent lentement le long de son corps. Je m'accroupis ensuite près de son sexe et le prend directement en bouche. Je pense l'avoir fait suffisamment attendre comme ça... Ma main vient masser ses testicules ce qui a le don de le faire carrément crier. S'il ne peut pas se retenir de gémir, tout le monde va nous entendre... Je vais plus vite dans mes mouvements, enfonçant son sexe aussi profond que je le peux. Ses mains se posent dans mes cheveux, m'indiquant un rythme à prendre. Et c'est seulement quelques minutes plus tard qu'il se déverse dans ma bouche. Je lui laisse le temps de reprendre son souffle et je remonte ses vêtements le long de ses fines jambes flageolantes. Nous sortons ensuite de la cabine, je pars aussitôt me rincer la bouche et nous rejoignons toute notre bande qui nous attendent, l'air de rien. Je remets ensuite mes cheveux en place et écoute Bill qui viens tout juste de prendre la parole :
 
 
Bill : Tom... c'est l'anniversaire de Karl demain.
Tom : Ben je sais.
Bill : Tu lui as acheté quelque chose ?
Tom : Oui, hier. Pourquoi ?
Bill : On avait totalement zappés Lucy et moi...
Tom : Donc vous n'avez rien achetés ?
Bill : (grimaçant) Ben non. Comment on fait ?
Gustav : Vous pouvez y aller demain aprem.
Tom : Ou tout de suite...
Bill : Puce, tu veux faire quoi ?
Moi : Demain aprem. (Souriant) Là je suis fatiguée, je veux aller au lit.
Bill : Hum...
Georg : Oh ben moi aussi ! Alors bienvenue au club !
 
 
___Je tape dans la main que Georg me tend et éclate de rire. Seul Bill comprend pourquoi –et heureusement- et il claque d'ailleurs doucement sa main mes fesses pour me calmer. Nous sortons donc de la gare et raccompagnons Georg et Gustav à leur voiture.
 
 
Bill : Vous ne venez pas à l'appart alors ?
Georg : (baillant) Non je... j'suis mort moi.
Gustav : Et moi, j'ai quelque chose à faire.
Bill : D'accord... Andy tu fais quoi ?
Andreas : Ben j'reste avec vous.
Tom : Bon ben à la prochaine...
Georg : On se revoit demain t'façon.
Tom : Ah ben oui.
 
 
___Nous leur souhaitons donc une bonne soirée, les remercions d'être venus et nous montons dans la voiture de Bill. Le trajet est court et silencieux et nous arrivons enfin à l'appartement.
 
 
Tom : Putain Lucy, t'as pas été promené les chiens de la journée ! J'suis sur qu'ils ont pissés partout !
Moi : Ben c'est bon, me gueules pas dessus, j'vais y aller !
Tom : J'espère bien, les pauvres !!
Moi : Ben tu sais quoi ?! Pendant que je vais leur faire une loooongue promenade, tu feras la bouffe ! J'vais pas tout me taper, j'suis pas votre boniche !!
 
 
___Je ne lui laisse pas le temps de répondre que j'attrape mes chiots, ainsi que leurs laisses, et sors de l'appartement en compagnie de ma cousine. Nous descendons les escaliers en silence et c'est seulement arrivé dehors que je leur attache la laisse. Il manquerait plus qu'ils se sauvent et Tom me flingue... Nous marchons donc tranquillement tout en prenant la parole :
 
 
Tiffany : Il est tout le temps comme ça, Tom ?
Moi : Non. Et heureusement. Mais dès que ça concerne les animaux, Monsieur s'énerve pour rien.
Tiffany : C'est ça d'avoir un accro d'animaux à la maison.
Moi : Hum...
Tiffany : Et... hum... tu vas habiter toute ta vie avec lui ou... fin, où ils vont se séparer un jour ?
Moi : Je sais pas. Ils disent qu'ils ne se sépareront jamais... mais ils ne peuvent pas savoir.
Tiffany : Hum...
Moi : T'as qu'à te mettre avec Tom ! Comme ça on habitera dans des maisons collées et on ne sera plus séparées !
Tiffany : T'es pas nette toi !
Moi : Ben quoi ? J'suis sur que tu lui plais ! J'vais lui en parler tiens
Tiffany : Non mais non. J'veux pas.
Moi : T'es nulle !
 
 
___Elle souris et reprend bien vite la parole :
 
 
Tiffany : Vous allez à une fête demain ?
Moi : Oui. J'osais pas t'en parler...
Tiffany : Ben pourquoi ?
Moi : Parce-que je sais pas si tu veux venir ou non...
Tiffany : Je sais pas trop... Je ne connaitrai personne donc voilà...
Moi : Oui je me doute bien. Mais... fin tu resteras avec Bill & Moi. Mais ils sont pas méchants les mecs, tu verras.
Tiffany : Oui je sais. Mais je m'en méfit maintenant...
Moi : Je me doute bien...
Tiffany : Je te donnerai une réponse demain.
Moi : D'accord.
Tiffany : Et je... j'voulais te remercier pour tout à l'heure...
Moi : C'est normal c'que j'ai fait. Fin, moi j'ai trop rien fait mais... bref, c'est normal.
Tiffany : J'pourrai jamais assez te remercier.
Moi : T'as pas besoin d'le faire.
Tiffany : Si...
Moi : Reste avec moi, ne m'abandonne pas. C'est le seul truc que je veux.
Tiffany : J'avais pas l'intention de le faire...
 
___Je souris, gênée, et nous continuons notre chemin sans rien dire ...
 
 
Une heure plus tard.
 
 
___Après avoir beaucoup parlées toute les deux, et fais marcher mes chiens pendant presque une heure, nous rentrons enfin à l'appartement. Je les détache et les laisse courir dans la maison. J'enlève ensuite mes chaussures, range les laisses et pars aussitôt prendre une bonne douche. J'en ressors une demi-heure plus tard, seulement vêtue d'un peignoir et je me dirige aussitôt dans la cuisine. Et, comme par magie, la table est prête et deux grosses pizzas sont posées dessus.
 
 
Bill : T'as faim ?
Moi : Oui.
Bill : Bon ben à table tout l'monde ! Par contre, tu manges sur mes genoux.
Moi : Pourquoi ?
Bill : Ben... on se souvenait plus qu'on est cinq. Alors on a mis la table dans la cuisine et... fin voilà.
Moi : Ah d'accord.
Bill : Ça ne te dérange pas ?
Moi : Bien sur que non.
 
 
___Il embrasse longuement mon front et nous nous mettons tous à table. Je distribue ensuite une part de pizza à chacun et Andreas prend alors la parole :
 
 
Andreas : Vous vous êtes bien éclatés dans le train ?
Moi : Qui ?
Andreas : Il n'y a qu'un couple ici...
Moi : Pourquoi tu dis ça ?
Andreas : P'tête parce-que j'vous ai vus...
Tom : Han ! Il c'est passé quoi ?!
Andreas : Mademoiselle à sagement branlé Monsieur. C'est pour ça qu'ils ont courus dans les toilettes après. Fallait bien soulager Mister Bill...
Bill : (gêné) Mais ferme ta bouche toi !
Tom : Naaaan ! C'est pour ça qu'il est sorti tout rouge lui après ! J'ai même pas capté sur le coup !
Andreas : Et Lucy était un peu... décoiffée. Ça a du y aller dans les toilettes. J'te l'dis moi.
Tom : Ben tu m'étonnes ! L'autre il se fait branler dans l'train, j'hallucine !!
Andreas : J'me demande ce qu'ils ont fait dans les chiottes...
Tom : Ben elle l'a sucée ! C'était trop rapide pour autre chose !
Bill : (choqué) Tom !
Tom : Ben quoi ? Tu caches bien ton jeu n'empêche...
Bill : Mais arrête, c'est gênant !
Andreas : Ben la prochaine fois, vous attendrez d'être rentrés pour tenter quelque chose.
Bill : (vexé) Ben non ! Pour la peine, ce soir préparez les boules quies.
Tom : Ah non ! N'essaye même pas !
Bill : Trop tard. Vous pourrez pas dire que j'vous ai pas prévenus.
Tom : Bill ! J'ai vraiment pas envie de vous entendre baiser toute la nuit !
Bill : C'est bête hein. Moi j'ai envie d'vous faire chier.
Tom : Mais Lucy ! Dis quelque chose !
Moi : (me retournant vers Bill) On va passer une bonne soirée mon c½ur.
 
 
___Tom me regarde, incrédule puis soupire. Quand à moi, j'éclate de rire et termine de manger. Finalement, Andreas n'est reparti qu'aux alentours de 23h, au plus grand bonheur de Tom... Mais le pauvre, il ne sait pas ce qu'il lui attend...

# Posté le mercredi 16 décembre 2009 09:45

Modifié le jeudi 24 décembre 2009 13:55

. __Chapitre 75__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

 . __Chapitre 75__ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
15 Aout 2oo9

___Il est environ o9 heures lorsque le réveil se met à sonner dans notre chambre. Nous devons aller faire les magasins à la recherche d'un cadeau pour Karl. Et nous allons surement en profiter pour nous acheter quelques vêtements. Je m'étire donc doucement, éteins le réveil et tente de me lever mais la main de Bill se pose tout à coup sur mon bras. Je sursaute, pensant qu'il dormait encore, et me retourne vers lui.


Bill : Bébé
Moi : Hum ?
Bill : Viens contre moi.


___Je souris et pars directement me blottir contre lui. Mon visage se pose alors contre son torse et je ferme aussitôt les yeux. Je sens alors son souffle mourir dans mon cou, tout en étant bercé par sa respiration lente et régulière. Ses mains vont se poser dans le bas de mon dos et nous restons enlacé ainsi pendant de longues minutes. C'est si bon d'être contre lui si vous saviez...


Bill : Je t'aime tellement mon ange.
Moi : Moi aussi... plus que tout.


___Sans un mot, nos visages se rapprochent l'un de l'autre et un doux baiser vient parfaire ce moment. Nos langues se cherchent, se trouvent et s'emmêlent comme par magie. C'est toujours dans ces moments là que je trouve nos baisers les plus merveilleux. Nos lèvres se détachent peu à peu et il les repose sur mon cou pour l'embrasser. Ses mains se posent enfin sur mon corps qu'il touche du bout des doigts, comme si j'étais la huitième merveille du monde. Sa huitième merveille. Sa bouche remonte doucement à mon oreille pour me murmurer des mots... mots qui ont l'effet de nous exciter un peu plus tous les deux.


Bill : Putain Lucy... j'ai tellement envie de toi.
Moi : Mmh...
Bill : J'en envie de te faire l'amour...
Moi : (gémissant) Qu'est-ce que tu attends alors ?


___Il gémit dans mon cou et ses mains passent dans mon dos pour dégrafer mon soutien-gorge. Son corps chevauche enfin le mien et il commence à enlever mon dernier sous-vêtement... Jusqu'à ce que je l'arrête.


Moi : Doucement mon c½ur...
Bill : Mmh..
Moi : J'ai envie que tu me touches... Touche-moi.


___Il pousse un petit gémissement à l'entente de ma phrase et pose enfin ses mains sur mon corps, et plus précisément sur ma poitrine. Il malaxe donc mon buste doucement avant que je ne sente la pointe de mes seins se dresser sous l'effet de ses caresses. Il sourit, les embrasse doucement et descends ses doigts fins vers mon bas-ventre. Ses doigts caressent mon sexe imberbe par dessus mon sous-vêtement et je gémis doucement. Nous sommes là, tous les deux, nous caressant et prêt à faire l'amour, que demander de mieux ? Suite à mes nombreuses demandes, il fini par enlever mon dessous, et le sien par la même occasion, et les jeter aux pieds du lit. Nos bouches se recollent, ma main se place derrière sa nuque et nos langues se caressent à ne plus en finir. Ses mains reviennent à la charge, se pose à nouveau sur mon bas-ventre et ses doigts se place sur mon clitoris qu'il fait rouler sous ses doigts. Je tente de respirer doucement, mais les caresses qu'ils qu'ils m'infligent me font haleter bruyamment, laissant parler mon plaisir au travers de "hummm" qui retentissent fortement dans la chambre.
Voulant lui donner un peu de plaisir, moi aussi, je le fait stopper tout mouvements et passe au dessus de lui. Mon visage se place devant son sexe en érection, que je prend en main afin d'effectuer un long vas-et-vient. J'effectue cette tache encore quelques fois mais, trop gourmande pour attendre, je le prend presque aussitôt en bouche, lui provoquant un long et fort gémissement. J'adore tellement le caresser, l'entendre gémir, le voir prend son pied... ça m'excite terriblement. Par moment, ma main vient de temps à autre, caresser ses bourses. Son corps est en sueur, il tremble même quelques fois et, ne voulant pas qu'il jouisse dans ma bouche, je stop tout et remonte jusque lui. Je n'en peux plus, je veut le sentir en moi et maintenant. Mon corps revient donc ce mettre à côté du sien et son corps chevauche une nouvelle fois le mien.
J'écarte davantage les cuisses pendant que son sexe entre doucement en moi, nous faisons gémir en même temps. Mes jambes s'enroulent autour de son bassin et Bill commence alors par quelques lents mouvements. Il est enfin en moi et nous ne formons plus qu'un...


Bill : Han Lucy !


___Il tente d'accélérer les mouvements mais, alors nous nous y attentions pour le moins du monde, la porte s'ouvre à la volée et la lumière s'allume. Bill arrête alors tout mouvements, remonte la couverture pour nous cacher un minimum et nous tournons le visage vers celle-ci. Et, à notre plus grande surprise, Tom se trouve devant nous. Nous le regardons, incrédule. Ses yeux nous fixent, comme choqué, et il prend la parole en balbutiant :


Tom : Oh... je... merde désolé. J'pensais que vous le faisiez exprès, juste pour me faire chier.
Bill : Sors.
Tom : (perplexe) Pis merde ! Vous pourriez éviter de faire ça dès le matin ! Y'en a qui dorment !
Bill : Tom sors !
Tom : Je... désolé hein.
Bill : (s'énervant) Dégage !!


___Il sort rapidement de la pièce et, après un bref soupire de Bill, il repose ses lèvres sur les miennes tout en reprenant ses mouvements. Ses coups de reins se font maintenant plus rapide et les gémissements sortent, sans qu'on ne puissent les retenir, de nos bouches. Nous faisons l'amour ainsi pendant quelques minutes, et, sentant la jouissance arriver, je contracte mon vagin et j'arrive directement au septième ciel, poussant un long et fort gémissement. Bill, en voyant mon état de transe, ne tarde pas à en arriver au même point que moi. Il se libère en moi, tout en s'écroulant sur mon corps, à bout de force.


Moi : Je t'aime Bill...


___Pour seule réponse, il dépose un baiser sur mon épaule, incapable de sortir un mot et ma main caresse automatiquement son dos en sueur. Ce n'est que, une demie-heure plus tard que nous trouvons enfin la force et la motivation pour nous relever. Il me regarde, embrasse chastement mes lèvres et se lève. Il tire sur ma main au passage et me fait signe de grimper sur lui en ouvrant ses bras. Je me lève donc à mon tour, enroule mes jambes autour de sa taille et mes bras autour de son cou. Il nous enroule dans la couverture et sors de la chambre pour aller dans la salle de bain. Je croise d'ailleurs le regard de Tom en passant et un rire franchi aussitôt la barrière de mes lèvres; il va nous tuer... Une fois à l'intérieur, nous entrons dans la cabine et prenons notre douche tout les deux.

Quelques minutes plus tard.

___Nous sortons de la salle de bain, le sourire aux lèvres et nous nous dirigeons aussitôt vers la cuisine. Tom, Tiffany et Andreas y sont d'ailleurs présents.


Tom : Merci pour le réveil ! Vraiment, y'a rien de mieux !
Bill : (riant) Ben Tomy, t'es de mauvaise humeur ?!
Tom : C'est vraiment pas drôle !
Andreas : Ben qu'est-ce qu'il ce passe ?
Tom : Ce qu'il se passe ?! C'est que, comme réveil, j'ai eu le droit d'entendre un lit qui claque contre mon mur et deux personnes en train de gémir fortement !
Bill : (se moquant) Nooon ?! Qui a fait ça ?! (me regardant) T'as entendu quelque chose toi ?
Moi : Rien du tout !
Bill : Alors tu vois Tomy, t'as du rêver.
Tom : Arrête de te foutre de ma gueule ! Et ne m'appelles pas comme ça !
Bill : Si franchement, c'est trop drôle ! Surtout la tête que t'as fait en entrant dans la chambre !
Andreas : (éclatant de rire) Naaaaaaaaaaan ! T'es entré pendant qu'ils baisaient ?!
Tom : (marmonnant) Arrête, c'est vraiment pas marrant !
Bill : Si ! Putain mais t'avais trop une tête de choqué quoi !
Tom : Ben voir son frère en train de baiser devant ses yeux, c'est choquant, j'suis désolé !
Andreas : Ben tu savais très bien qu'ils étaient occupés, pourquoi t'es entré alors ?
Tom : J'pensais qu'ils le faisaient exprès.
Andreas : Pourquoi voulais-tu qu'ils le fasse exprès ?
Tom : Ben comme Bill a dis qu'il fallait s'attendre à ce qu'ils fassent quelque chose hier soir, et qu'ils n'ont rien fait, j'pensais qu'ils voulaient me faire chier ce matin. (grimaçant) Sauf que c'était pas le cas
Bill : Ouais ben la prochaine fois, tu frappes avant d'entrer
Tom : Ouais, et toi j'vais t'acheter une pancarte à accrocher sur ta porte : « Ne pas entrer : Je baise ! »
Bill : Pauvre Tom...


___Bill se met aussitôt à rire tout en prenant le croissant des mains de son jumeau.


Bill : On y va ma puce ?
Moi : Oui.
Bill : Tu manges pas avant ?
Moi : Non.
Tom : Ben vous allez où ?
Moi : Faire les magasins.
Andreas : Baisez pas dans les cabines d'essayages hein.
Bill : Ahah !
Moi : Tu viens Tiff ou pas ?
Tiffany : Euh... je... fin...
Bill : (la coupant) Trouves pas l'excuse que je t'aime pas donc tu veux pas déranger...
Tiffany : Ben... ok j'arrive.


___Je lui lance un petit sourire et elle part chercher ses affaires. Une fois sa veste en main et ses chaussures au pieds, nous sortons tout les trois de l'appartement et montons dans la voiture de Bill. Je pense que sortir fera le plus grand bien à ma cousine. Elle était déjà enfermée chez elle 7 jours sur 7 la pauvre.... D'ailleurs, faudrait que je sache si elle vient avec nous ce soir ou pas...


Moi : Au fait, tu viens ou pas ce soir ?
Bill : Ben oui
Moi : C'est pas à toi que je parle, abruti
Bill : (riant) Ah
Tiffany : Je... ben je sais pas trop.
Moi : Tu vas quand même pas restée enfermée...
Tiffany : Je sais pas... je... je les connais pas et
Moi : Ils sont sympa...
Bill : Ouais, parole de Lucy ! L'autre elle gueulait l'année dernière parce-que Georg l'attendais devant le lycée avec eux, et finalement elle s'entend bien avec.
Moi : Chut toi ! (regardant ma cousine) Au pire, tu viens et si ça va pas, on te ramène. On fait comme ça ?


___Elle acquiesce difficilement et se réinstalle correctement.


Moi : Bon, ça va, tu t'ennuie pas trop pour l'instant ?
Tiffany : Non... faut dire qu'il y a de... hum... l'ambiance.
Moi : (riant) J'avoue


___Un sourire se forme sur ses lèvres et je me retourne enfin. Je regarde ensuite Bill qui conduit et prend la parole :


Moi : Bon tu nous emmènes où toi ?
Bill : Ben... je sais pas justement. Je tourne en rond là.
Moi : Ouais j'vois ça. Ça fait juste trois fois que tu passes devant notre appart.
Bill : (riant) Je sais. J'attends simplement de savoir où est-ce que vous voulez aller...
Moi : Ben je sais pas. Évite Berlin par contre...
Bill : J'me doute.
Moi : Vas où tu veux. J'sais pas moi.
Bill : Ok... ben j'vous emmène à Magdebourg
Moi : Ben t'es fou, c'est loin !
Bill : Oui et ? On a tout notre temps, non ? A moins que tu ne veille pas y aller ?
Moi : Non mais c'est pour toi que j'dis ça ! La route va être longue !
Bill : Pas tellement. Et moi j'fais ça pour te faire plaisir, alors j'm'en fou de faire de la route. Tu veux y aller ou pas ?
Moi : (souriant) Oui !


___Il pose sa main sur ma cuisse en souriant et reprend sa route, sachant maintenant où aller...

Quelques minutes plus tard.

Moi : Bébé, on arrive quand ?
Bill : Bientôt je t'ai dis.
Moi : Ça fait une heure que tu me dis ça.
Bill : Oui, pour que t'évite d'me saouler. (rires)
Moi : (tapant sur sa cuisse) Enfoiré !
Bill : Mais arrête voir de pleurer, on y est là !
Moi : C'est vrai ?!
Bill : Oui.
Moi : Coooooooooooool ! J'vais pouvoir sortir de cette voiture de merde !
Bill : Heeeey ! Tu sais ce qu'elle te dis ma voiture !
Moi : Non mais c'est pas contre elle, je l'aime bien hein... mais j'ai besoin de sortir là.
Bill : Ouais ben 5 minutes, j'vais m'garer.
Moi : J'ai envie de pipi en plus... (me retournant vers Tiffany) Pas toi ?
Tiffany : Nan.
Bill : Ouais mais toi, t'as tout l'temps envie de pisser... (me regardant) Putain mais met toi bien assise ! J'ai pas envie d'avoir une amende à cause de toi !
Moi : Hey ho ! Calme tes hormones chéri ! Tu parleras comme ça à tes gosses si tu veux, mais pas à moi !
Bill : Ouais, dans plus ou moins neuf mois quoi...


___Il se rend compte presque aussitôt de sa connerie et lève doucement les yeux vers son rétroviseur. Lorsqu'il croise le regard de ma cousine, il se tourne vers moi en grimaçant et prend la parole :


Bill : (d'une petite voix) Oup's... j'ai fait une connerie j'crois.
Moi : Nooooooooooooon ! Tu crois seulement ?!
Bill : (grimaçant) Non, j'en suis sur là.
Moi : Ouais c'est pas grave, tant pis. Elle s'en doutait t'façon.
Bill : Ah oui ? Et comment ?
Moi : Ben... parce-que... c'est une fille. Toi t'es un mec. T'es nul. Tu comprends rien aux trucs de filles. Voilà.
Bill : Ah si je m'y connais !
Moi : Oui bon, sauf le maquillage bien entendu, mais ça fait pas partis du même truc.
Bill : Ouais donc en gros, t'es en train d'me dire que j'suis nul et que j'y resterai toute ma vie ?
Moi : (me moquant) Oh ben tu vois qu'tu comprends vite mon amour !


___Il me regarde, incrédule, et se gare enfin sur un parking. Je sors donc en quatrième vitesse de la voiture et m'appuie contre celle-ci. J'aime vraiment pas faire des longs trajets en voiture...


Bill : Boooon... on fais quoi ? On va où ? On commence par quoi ?
Moi : Ben, je sais pas à vrai dire. On va p'tête commencer par le cadeau d'ton pote.
Bill : C'est le tiens aussi j'te ferais remarquer.
Moi : Oui chut. Bon t'as pas une idée ?
Bill : Pas vraiment...
Moi : Il aime quoi ?
Bill : Je sais pas... fin si mais... roh, j'aime pas faire de cadeau. J'sais jamais quoi offrir ...
Moi : Ben je sais pas moi. Un i-pod, un appareil photo, un ordi portable, une guitare. Prend lui c'que tu veux.
Bill : Il a déjà une guitare et un ordi.
Moi : Ben on lui achète un appareil photo et un i-pod et c'est réglé. Il en a pas ?
Bill : Non. Fin si, mais non, il a niqué son appareil la semaine dernière.
Moi : Bon ben c'est réglé. Et s'il est pas content, j'lui fais bouffer par le cul.
Bill : C'est très... sexy c'que tu dis là mon c½ur.
Moi : Oui je sais.


___Je lui lance un sourire narquois et nous marchons tout les trois dans la grande rue. Une fois que nous trouvons un magasin appropriée à notre recherche, nous entrons à l'intérieur et Bill se dirige aussitôt vers les i-pod.


Bill : On prend lequel ?
Moi : Alors là, tu te démerdes ! J'ai déjà eu l'idée, alors tu trouves quel modèle prendre.
Bill : Et si ça t'plait pas ?
Moi : (riant) Ben je m'en fou, c'est pas pour moi !
Bill : J'avoue... ben tu me diras si t'aimes au moins...
Moi : D'accord...


___Il embrasse chastement mes lèvres et se lance à la recherche du précieux I-Pod.


Moi : Alors j'te préviens, Bill dans un magasin, c'est pire qu'un gamin ! Tu tournes à peine la tête pour lui parler qu'il est déjà barré !
Tiffany : Qu'est-ce que ça va être avec votre gosse alors ?
Moi : C'est lui qui va pousser le gamin à courir dans les rayons j'suis sur...
Tiffany : Ma pauvre... Ne lui apprend pas à marcher avant ses 1o ans alors.
Moi : Ouais c'est c'que j'vais faire je crois...
Bill : Non mais j'entends hein ! Vive la discrétion...
Moi : C'était pas fait pour que t'entende pas hein. Au contraire.
Bill : Ouais pis chut d'abord, on critique pas mon futur bébé ! Il sera parfait, comme son père.
Moi : Ben s'il est exactement comme son père, j'crois que j'suis dans la merde...
Bill : Heeeeey !
Moi : Ben quoi ? Pourquoi il sera pas parfait comme sa mère, hein ?
Bill : Parce-que je sais qu'il sera parfait comme toi. Alors en me citant, j'pensais que tu me soutiendrais, ça m'faisais un peu d'espoir tu vois...
Moi : Oh mon pauvre chéri, t'es à plaindre. Mais c'est mignon c'que tu dis.


___Il soupire et, voyant que je l'ai légèrement vexé, je vais me blottir contre lui. Mon visage se pose contre son torse et mes mains font le tour de ses hanches pour se poser sur ses fesses. Et c'est ainsi que je prend la parole en murmurant :


Moi : Je plaisante mon c½ur, il sera parfait comme toi.
Bill : Mouais... t'essayes de te rattraper j'suis sur.
Moi : Bien sur que non, j'le pense vraiment...
Bill : Hm...

Quelques heures plus tard. Vers 21 heures 3o.

___Après avoir passée l'après-midi à faire les magasins, nous sommes tous sur le chemin pour nous rendre à la fête de Karl. Et évidement, nous y allons à pied. Heureusement pour moi que la salle des fêtes est à même pas cinq minutes de notre appartement, car je ne me voyait vraiment pas me taper vings minutes de marche avec mes talons. Surtout dans la nuit, c'est un coup à se casser la gueule. J'attrape donc le bras de mon brun et le fais passer autour de ma hanche. Je fais de même avec lui et nous avançons. Pour cette soirée, je suis tout simplement vêtue d'une courte robe ainsi que des bottines à talons...


Tom : T'es belle habillée comme ça, Lucy.
Moi : Merci...
Bill : Mais elle a froid surtout.
Moi : Exact. Et pas qu'un peu.
Bill : Y'a que toi aussi.
Moi : Normal, vous êtes tous en pantalon.
Bill : Ta cousine à mis une robe.
Moi : Oui, mais elle a un legging en dessous.
Bill : Ben fallait en mettre un.
Moi : Monsieur 'Je kiff trop la mode' , j'te ferais remarquer qu'un legging sous une robe comme ça, c'est horrible.
Bill : Ben fallait pas la mettre.
Moi : Ben si. Je ne l'ai pas achetée pour la laisser dans l'armoire.
Bill : Excuse moi, mais t'avais un laaaarge choix de fringues quand même ! Surtout dans les magasins où nous sommes allés !
Moi : Ben y'avais rien de beau.
Bill : Bien sur... j'ai pratiquement fait tout les magasins d'Allemagne mais t'as rien trouvée... Tu t'fou pas un peu d'ma gueule là ?
Moi : Non. Mais j'dirais que toi tu t'fou de la mienne. Parce-que si t'arrives à faire tout les magasins d'Allemagne en un après-midi, t'es vraiment le plus balèze hein !
Bill : Peu importe. Ta cousine a trouvé plein de fringues ! Toi t'as juste pris deux robes...
Moi : Ouais. Et tu sais pourquoi ?
Bill : Non. Mais j'aimerai savoir.
Moi : Ben c'est pour qu'on retourne faire les magasins avant la rentrée. Parce-que j'te connais, j'aurais pris beaucoup de vêtements, tu m'aurais envoyée chier pour y retourner.
Bill : Bien sur que non.
Moi : Menteur. Pis toi, t'as p'tête pas froid avec tes fringues mais ils sont moches alors comme ça, on fait bien la paire.
Bill : Heey !
Moi : Ben quoi ?
Bill : T'es jalouse, c'est tout.
Moi : Jalouse de quoi ?
Bill : De mes vêtements.
Moi : (désespérée) Ouais bien sur. J'peux en dire autant pour toi alors. T'es jalouse de ma robe pis c'est tout.
Bill : J'ai une tête à être jaloux d'une robe ?
Moi : Et moi tu crois que j'ai une tête à être jalouse de ça ?
Tiffany : (regardant Tom) Ils sont tout l'temps comme ça ?
Tom : (désespéré) Presque... j'me demande quel âge ils ont des fois.
Bill : (riant en me regardant) La honte
Moi : La honte pour toi surtout. Tu vas avoir 2o ans j'te signales.
Tom : (pouffant de rire) Ça c'est fait...


___J'entends Bill soupirer suite à ma phrase et nous avançons en silence. Il y a des jours comme ça, où nous allons nous prendre la tête pour des gamineries et nous en foutre plein la gueule pendant 5 minutes... et dans quelques minutes, nous allons nous reparler comme si de rien n'était. Nous entrons alors dans la salle des fêtes et Karl cours aussitôt vers nous. Il sert aussitôt les jumeaux dans ses bras, fais la bise à ma cousine et viens me porter tout en me faisant tourner. Il me repose ensuite à terre, embrasse mon front et prend la parole :


Karl : Putain t'es magnifique Lucy !
Moi : Ohh merci...
Karl : Avoue qu'tu t'es faite belle pour moi.
Moi : Oh mais bien sur que oui ! Je t'aime même plus que j'aime Bill...
Karl : (souriant) C'est vrai ?!
Moi : Non.
Karl : Okay' ...
Moi : Bon anniversaire chéri.


___Les gars éclatent de rire et je dépose un baiser sonore sur sa joue. Nous traversons ensuite la salle et nous nous installons dans un coin tranquille, loin des regards des autres...


Bill : Oh tiens, les cadeaux au fait !
Karl : Roh fallait pas !
Tom : Trop tard, c'est fait.
Bill : Ouais d'ailleurs, si t'aimes pas, Lucy compte te les faire bouffer par le cul. Du moins, c'est ce qu'elle a dis.
Karl : C'est ... charmant.
Moi : T'as vu ça ?!


___Il sourit et déballe enfin les cadeaux. Cadeaux qui lui font énormément plaisir d'ailleurs. Et tant mieux. Il nous quitte ensuite pour aller voir les autres et nous restons dans notre coin pendant de longues minutes... Tom décide ensuite de bouger, emmenant avec lui ma cousine. Je les suis alors du regard et constate qu'ils vont simplement vers d'autres personnes. Pas de quoi s'inquiéter, je sais que je peux faire confiance à Tom et qu'il s'en « occupera ».


Bill : Viens dans mes bras mon c½ur.


___Un sourire se forme sur mes lèvres et je me blottis aussitôt contre lui. J'aime énormément l'entendre prononcer cette phrase. J'ai toujours l'impression qu'il m'aime et qu'il me veut contre lui. Je pose alors mon visage contre son torse et ses mains viennent aussitôt se poser dans le bas de mon dos. Tout en collant aussi ses lèvres dans mon cou.


Bill : Je ne disais rien de méchant tout à l'heure hein. Tu le sais ?
Moi : Oui.
Bill : Tu m'en veux ?
Moi : Jamais.


___Il embrasse mon front suite à notre minuscule conversation et un long silence s'installe entre nous. Ses mains frictionnent mon dos et mes yeux se ferment aussitôt à ce doux contact. Des rires, de la musique forte, des voix graves, des cris stridents et plein d'autres bruits résonnent dans la salle. Mais aucun n'arrive à me faire sortir de ce monde avec lui. Ni même les nombreux regards posés sur nous. Nous avons déjà très peu de moment à nous à cause de son boulot, alors je ne vais pas me gêner. Surtout du regard des autres... Sa bouche vient frôler mon oreille et il me murmure un « Je t'aime » avant de coller ses lèvres sur ma tempe. Soudain, des personnes viennent se mettre face à nous, le tout en bousculant légèrement Bill. Je relève le visage, mécontente d'être dérangée, et constate qu'il ne s'agit que de Tom, Georg, Andreas et Karl. Tout les quatre ont d'ailleurs un sourire niais collé au visage. Je replace donc mon visage comme il était et les écoute parler.


Karl : Ben alors ?! Vous faites quoi tout les deux dans votre coin ?!
Bill : Ben rien. On vous regarde, c'est déjà pas mal.
Georg : Moi j'ai plutôt l'impression que Lucy dors.
Moi : (sèchement) Je dors pas.
Andreas : Ouuuuuuh. Lucy n'est pas conteeeeente ! Je sais c'que ça veut dire !
Karl : Et ça veux dire quoi ?
Andreas : Qu'on l'a dérangée en venant ici.
Tom : Roh non hein ! Vous allez pas faire que ça d'baiser !
Andreas : A croire que ce matin ne leur à pas suffit.
Bill : Vous êtes lourds là.
Tom : J'suis pourtant pas gros...
Georg : (se retenant de rire) C'était bidon ça...
Andreas : Booon ! Si vous voulez jouer à saute-mouton, vous repartez chez vous hein. A moins que vous voulez aller dans les toilettes...
Georg : Ils ont déjà tester ceux de la gare, ils vont pas tous les faire quand même !
Moi : Bon vous pouvez nous laisser ?! Vous devenez chiant là ! Et toi Andreas, j'vois pas de quoi tu te mêles de notre vie ! Nos histoires de cul te regardent pas.
Andreas : Ben si vous voulez éviter que j'le sache, faut pas m'le dire.
Moi : C'est pas le fait que tu le saches qui m'saoul, c'est surtout qu'tu le cri sur tout les toits ! Moi j'me mêle pas de ton cul alors tu nous lâches un peu ! Et même si je devais m'en mêler, j'pense pas que ta vie sexuelle sois aussi intéressante que la mienne si tu vois c'que j'veux dire !
Andreas : Wahouu ! Mais t'as tes règles pour t'énerver comme ça ou quoi ?!
Georg : Moi je dirais plutôt qu'elle est enceinte.
Moi : Non j'ai pas mes règles du tout ! C'est juste que tu m'gaves à parler d'tout c'qui te regarde pas ! (regardant Georg) Et toi ferme-là. Parce-que même si je l'étais, tu serais bien le dernier à être au courant.
Karl : Booon... je crois qu'on va y aller.
Andreas : Ouais j'crois aussi. J'viens voir mon meilleur pote et j'me fais jeter comme une grosse merde par sa meuf, super quoi ! La vie est belle !
Moi : J'te jette pas comme une grosse merde ! J'te dis juste de pas raconter c'que j'fais d'mon cul ! Ça regarde personne, et ça devrait pas te regarder non plus d'ailleurs !
Andreas : Ouais bien sur, t'façon tu veux toujours avoir raison !
Moi : Putain mais t'es con ou quoi ?! Pis y'a pas question d'avoir raison ou pas ! J'te dis juste de pas raconter ma vie privée !!
Andreas : Je l'ai pas racontée !
Moi : Ah ouais ?! Et dire que j'ai baiser c'matin, c'est pas raconter ma vie privée ?!
Andreas : Ouais bon j'en ai marre de m'en prendre plein la gueule ! J'reviendrais quand tu seras calmée !
Moi : Ouais, ben reviens pas d'la soirée alors.
Andreas : C'est ça, a plus !
Moi : (faisant un signe de main) Ouais salut.


___Il me lance un regard noir et s'en va, suivi des trois autres.


Bill : T'aurais pas du t'en prendre à lui de cette manière.
Moi : T'as rien à me dire sur ce sujet là. T'étais exactement comme ça avec ta mère.
Bill : Ma mère & mon meilleur pote, c'est pas vraiment la même chose.
Moi : Mais même ! Il a pas à le crier au monde entier ! Putain mais merde quoi !
Bill : Ben t'énerves pas.
Moi : Ben si ! On raconte déjà ma vie dans les journaux !! Tu veux pas que l'Allemagne entière sache qu'on a baiser hier quand même ?!
Bill : Non m-
Moi : Ouais c'est bon, j'ai compris. Tu préfères le défendre.
Bill : Mais arrête avec tes conneries ! Je défends personne, vous êtes en tord tout les deux ! Lui n'a pas à le dire à tout le monde et toi t'avais pas à l'engueuler devant tout le monde comme ça !
Moi : Ouais bien sur.
Bill : Roh Lucy ! Tu vas pas t'y mettre quand même ! On est là pour se détendre merde, pas pour faire la gueule et s'prendre la tête.
Moi : Ouais ben c'est mal barré.
Bill : T'as qu'a aller t'excuser.
Moi : Même dans tes rêves les plus chers, je n'irait pas !
Bill : Tu m'énerves des fois.
Moi : Toi c'est tout l'temps que tu m'énerves.
Bill : Si on est venu ici pour régler nos comptes, on aurait mieux fait de rester où on était.
Moi : Non. J'aurais mieux fait de pas venir, tout simplement.
Bill : Tu m'saoul avec tes gamineries j'te jure !
Moi : C'est pas des gamineries !
Bill : Ben non, c'est quoi alors ?!
Moi : Rien lâche-moi, tu m'énerves. T'façon tu peux pas être gentil avec moi plus d'une heure ! Faut toujours que tu m'en foutes plein la gueule, j'en ai ras le cul ! On se vois déjà pas beaucoup dans une journée et tu... tu... putain !!


___Je me lève en quatrième vitesse et marche à toute allure dans la pièce. Comme à chaque fois, la soirée qui commençait bien se termine en prise de tête. Mais s'il y a vraiment une chose dont j'ai horreur, c'est que quelqu'un vienne nous déranger. Et surtout pour des conneries. J'ai peut-être tendance à être possessive avec Bill, mais quand je suis seule avec lui, dans ses bras, je ne le veut que pour moi...


... : Lucy attends !


___Ne reconnaissant pas la voix, je me retourne aussitôt vers la personne et tombe nez à nez avec Karl.


Karl : Tu vas où ?
Moi : Je repars chez moi.
Karl : Prise de tête avec Bill ?
Moi : Oui.
Karl : Et tu t'en vas pour ça ? Fin j'veux dire, tu sais très bien que dans une heure tout sera arrangé... reste ici...
Moi : J'ai pas envie de gâcher ta soirée, Karl.
Karl : C'est seulement si tu pars qu'elle sera gâchée...


___Je rougis fortement et attrape la main qu'il me tend. J'ai enfin trouver le nom d'un véritable ami : Karl.

A suivre...

_________________

Hum... par chance, j'ai retrouvée tous mes chapitres en avances sur ma clé USB. J'suis assez soulagée... Mais j'suis quand même dégoutée, j'ai pu une seule photo sur mon ordi T_T. Dé-gou-téééée !! Vive les ordinateurs moi je dis (y)
Enfin bref, j'ai passé un temps fou à faire mon lemon, j'espère donc qu'il vous plait... Mais, franchement, j'suis assez fière de mon chapitre :). Par contre, je ne l'ai pas relu, donc m'en voulez pas pour les fautes ! ^^
Voili voilou ! J'vous souhaite une bonne soirée ! Gros bisous &...
JOYEUX NOEL !!

2oo.
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# Posté le lundi 21 décembre 2009 19:12

Modifié le jeudi 24 décembre 2009 15:09